(Citations bibliques: Version Segond 21 sauf autre mention.)
Nous sommes de retour dans 1 Corinthiens 13 aujourd’hui. Nous avons déjà couvert les sept premiers versets dans notre étude précédente de ce merveilleux livre de 1 Corinthiens, et nous allons continuer cette étude en commençant au verset 8 aujourd’hui. Or, je voudrais introduire notre étude en disant plusieurs choses qui vont avoir un impact sur ces prochains mois. En arrivant à 1 Corinthiens 13 :8, nous entrons dans le sujet des langues et la cessation des langues. Et en entrant dans le chapitre 14, nous serons encore plus engagés dans ce sujet puisque c’est le thème de ce chapitre.
Et je suis convaincu que le Saint-Esprit nous a conduits dans le royaume, tout comme Il l’a fait pour Esther, pour un moment tel que celui-ci, car c’est un domaine vital d’information et d’étude qu’il nous faut réellement maîtriser. Et je veux l’introduire en disant que nous allons passer beaucoup de temps pour comprendre la Parole de Dieu relative à cette question particulière pour l’Église … pour toute l’Église aujourd’hui, devrais-je dire, non seulement ici à l’Église de la Grâce. Mais je sais que certains d’entre vous ont de nombreuses questions. Nous les traiterons également.
Pour y arriver, nous devons y passer du temps afin de le faire soigneusement. Il est difficile d’évaluer toute l’étendue du mouvement charismatique autrement qu’en examinant soigneusement la Parole de Dieu qui parle de cette question. Donc nous nous efforcerons de le faire. Entre le 13ème et le 14ème chapitre - et nous terminerons le 13ème en quelques dimanches - je donnerai une série spéciale sur les problèmes du mouvement charismatique.
Donc nous essaierons de le traiter du point de vue théologique, du point de vue historique, en même temps que du point de vue biblique, verset par verset, cet ensemble devant vous donner, nous l’espérons, un fondement solide pour que vous compreniez ce qui se passe aujourd’hui. Si je ne réponds pas à toutes vos questions aujourd’hui, soyez patients, parce que tôt ou tard nous y viendrons. Et si nous arrivons à la fin de l’étude et que nous sentons qu’il y a encore beaucoup de questions, nous consacrerons un moment exprès pour y répondre.
Donc allons au 13ème chapitre et lisons le verset 8 : « L’amour ne meurt jamais. Les prophéties disparaîtront, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. En effet nous connaissons partiellement et nous prophétisons partiellement, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. »
« Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu un homme, j’ai mis fin à ce qui était de l’enfant. Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, de manière peu claire, mais alors nous verrons face à face ; aujourd’hui je connais partiellement, mais alors je connaîtrai complètement, tout comme j’ai été connu. Maintenant donc ces trois choses restent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande des trois, c’est l’amour. »
Eh bien, quel texte immense ! Nous qui connaissons le Seigneur, cela fait bien des années que nous l’aimons, que nous nous en réjouissons et qu’il fait nos délices. Il nous parle à point nommé dans l’Église d’aujourd’hui à l’échelle universelle, et je pense que c’est ce que Paul veut le plus souligner ici. Même si nous le développerons en rapport avec le problème des langues, ce que Paul dit vraiment ici c’est que l’amour est la seule chose permanente.
Or, dans notre étude du chapitre 14, nous avons vu qu’il y avait quatre éléments différents qu’il traite au chapitre 13. Un, la prédominance de l’amour, versets 1 à 3. Là, il discute du fait que tout, moins l’amour, égale zéro ; l’amour prédomine dans tout don, dans tout ministère. Deuxièmement, les perfections de l’amour, et aux versets 4 à 7, il discute de toutes ces qualités qui constituent le portrait de l’amour. Et maintenant, il vient, troisièmement, aux versets 8 à 12, à la permanence de l’amour. Et au verset 13 il conclut par la prééminence de l’amour.
Alors, nous nous trouvons discutant de la permanence de l’amour. Remarquez cette phrase qui débute le verset 8 : « L’amour ne meurt jamais. » Et c’est la phrase qui est, à la base, le sujet du reste du chapitre. Et le reste commente, modifie et explique cette phrase-là. L’amour ne meurt jamais. L’amour dure.
Saviez-vous que l’espérance aura une fin parce que l’espérance sera réalisée ? Alors il n’y aura plus besoin d’espérance. La foi se terminera parce que la foi sera rendue réelle, et nous n’aurons plus besoin de la foi parce que nous aurons la vue. Mais l’amour n’aura jamais de fin ; c’est la seule chose qui dure éternellement. La Bible ne dit pas que Dieu est espérance, ni que Dieu est foi. Mais la Bible dit quoi ? Que Dieu est amour, et l’amour est aussi éternel que Dieu. Donc l’amour durera éternellement.
Et c’est ce que les Corinthiens avaient besoin d’entendre, car ils étaient si occupés à fracturer la communauté au sujet d’affaires temporaires en oubliant la seule chose qui est éternelle. L’Église corinthienne était située dans une ville connue comme la foire aux vanités du monde, la ville de Corinthe. Dans cette ville, elle avait un appel de Dieu, et cet appel était de représenter le Seigneur Jésus-Christ, d’être une manifestation de son caractère incomparable au travers des vies de cette pluralité de croyants. C’était un appel très noble ; c’était un appel qui ne pouvait être accompli que s’ils étaient soumis à sa volonté.
La ville de Corinthe était dirigée par le matérialisme, la rivalité, la compétition, l’égoïsme, la haine et l’immoralité sexuelle, et cetera. Et ils devaient être sel et lumière. Mais ils ne l’étaient pas. Et comme nous l’avons étudié dans le livre de 1 Corinthiens, la tragédie était que la ville de Corinthe avait salé l’Église. L’esprit de Corinthe avait pénétré dans l’Église. C’était de l’évangélisation à l’envers.
Les chrétiens étaient devenus charnels, mondains, complaisants, égoïstes, querelleurs, rancuniers, orgueilleux, faisaient des compromis. À peu près tout ce qui était caractéristique de leur société avait été adopté, y compris la perversion de leur propre comportement spirituel pour en faire une sorte de religion païenne, déviant les dons spirituels loin de l’Esprit pour pouvoir les pratiquer dans la chair et sous la puissance de Satan et de ses armées.
Alors la lettre de Paul doit être pour eux un correctif. Elle est sévère, ferme et directe. Et au beau milieu, comme un coucher de soleil glorieux, l’apôtre Paul porte au sommet ses pensées sur leur besoin spécifique en disant : « Et voici le point le plus lumineux, l’amour. » C’était cette grande chose-là qui était nécessaire, la plus grande chose qui était absente. Il n’y avait pas de renoncement à soi, ni de lavage mutuel des pieds dans ce lieu-là, pas dans cette Église.
Au contraire, les chrétiens ne s’aimaient pas, ils se disputaient, ils s’excluaient les uns les autres de leurs petits clans. Ils se violaient sexuellement les uns les autres, ils se faisaient des procès, ils se vantaient au dépens des autres. Ils privaient leurs membres du mariage, divorçaient, pervertissaient la place à donner normalement aux femmes dans l’assemblée de l’Église. Ils refusaient de la nourriture aux pauvres aux agapes. Ils transformaient la Table du Seigneur en excès de boisson, ils s’outrageaient mutuellement, et se battaient pour savoir qui était le premier dans l’usage de leurs dons spirituels.
Et toutes ces choses étaient la preuve de l’absence de la seule chose si nécessaire, l’amour. Alors Paul écrit sur l’amour. Et la grande déclaration qu’il fait ici aux versets 8 à 12, c’est : « Vous feriez mieux de vous concentrer sur ce qui compte, ce qui est éternel, et c’est l’amour. Au lieu de tant vous occuper des dons spirituels, et de tant vous préoccuper d’avoir la prééminence, d’avoir les dons qui se voient, d’être si occupés d’avoir la première place, et d’être reconnus, occupez-vous de l’amour. Au lieu d’être amers, de vous opposer parce que votre don n’est pas celui d’un autre, et de chercher à vous venger dans votre jalousie, recherchez l’amour. Car l’amour ne meurt jamais. »
Regardons les termes du début du verset 8, quatre mots. Quatre mots en français, trois en grec. « L’amour ne meurt jamais. » L’amour, nous le comprenons maintenant, puisque nous l’avons défini. Et je ne prendrai pas le temps de le redéfinir, mais si vous avez besoin d’une bonne définition de l’amour, lisez les versets 4 à 7. C’est juste là. L’amour ne faillit jamais. Le mot rendu par « meurt » est intéressant en grec. La traduction courante du mot est « tomber », littéralement « tomber par terre. » Mais son sens donne l’irrévocabilité de ‘se décomposer’.
Il est utilisé pour parler d’une fleur qui se fane et dont les pétales tombent au sol. Il pourrait aussi se traduire par « être aboli ». L’amour ne sera jamais aboli. Peut-être que la traduction la plus simple serai l’amour ne faillit jamais, l’amour ne tombe jamais, l’amour ne se décompose jamais sur le sol. L’amour est une fleur pour laquelle il n’y a jamais de décomposition. L’amour ne peut jamais cesser puisqu’il est synonyme de Dieu, il ne peut jamais cesser. Et en Lui il n’y a aucune décomposition.
Le mot « jamais » nous aide, car en grec c’est un terme temporel, il se rapporte au temps. Et ce qui est dit c’est « L’amour, à aucun moment ne va faillir. » Jamais ! Un jour, en fait … je pense que lorsque nous irons au ciel un jour, l’amour sera la seule chose qui restera. Nous n’aurons plus besoin d’enseignement, car nous saurons tout. Nous n’aurons plus besoin de prédication car nous aurons déjà répondu en obéissant à tout. Nous n’aurons plus besoin qu’on nous donne de la sagesse. Nous n’aurons plus besoin que de la connaissance qui nous soit accordée.
Nous n’aurons besoin de personne pour nous soutenir, ni nous aider, nous reprendre, ou nous exhorter, ni pour nous encourager, ou pour prier pour nous, ni pour faire quoi que ce soit pour nous, car nous serons simplement comme Jésus-Christ. Mais la seule chose qui restera sera l’amour, et dans une dimension dont nous n’avons jamais rêvé, nous serons entièrement engagés dans le caractère de l’amour de Dieu manifesté les uns aux autres pour toujours. Ainsi il dit aux Corinthiens, « Vous devriez maîtriser ce qui sera autour de vous éternellement, et cesser de ratiociner sur ce qui est temporaire. »
Certains ont mal compris la phrase ‘l’amour ne meurt jamais’ et on peut l’entendre être appliqué dans de mauvaises situations. Par exemple, certains pensent que cela signifie que l’amour réussit toujours, que si vous aimez, cela suffira. L’amour gagne toujours. Eh bien, je ne pense pas que c’est ce que Paul veut dire. Paul est passé par de nombreuses villes et il a aimé beaucoup de gens, et il s’est fait jeter hors de la plupart d’entre elles. Mais je pense que peut-être la meilleure illustration est le Seigneur Jésus-Christ, qui a aimé d’un amour incomparable, et qui a vu le monde refuser son amour, rejeter son amour, repousser son amour, quitter sa présence pour aller dans les ténèbres d’une nuit sans amour. Et il en a toujours été ainsi.
Le jeune homme riche avait bénéficié d’une occasion de percevoir, sentir et recevoir l’amour de Jésus-Christ, et il s’en est détourné. Cela a dû profondément décevoir Jésus. J’imagine que sa plus grande déception fut Judas, qui a baigné dans le soleil de l’amour de Christ pendant trois ans pour ensuite lui tourner le dos. Et il y en a eu beaucoup dans la race humaine. De nombreux maris qui ont aimé leur femme, et dont la femme a tourné le dos à son amour, et de nombreuses femmes qui ont aimé leur mari, qui lui, a fait de même. L’amour ne gagne pas toujours, dans ce sens-là. Pas toujours ! Mais ce n’est pas ce que Paul dit.
Ce que Paul dit c’est : « L’amour est éternel », et l’amour, en tant que qualité, durera éternellement. Et alors nous ferions bien de réaliser que c’est là que nous devrions mettre l’accent. C’est une belle parole pour l’Église, n’est-ce pas ? C’est une magnifique parole. Vous savez, si nous pouvions simplifier toute l’idée de l’Église, ce serait avec ça.
Faites que tout le monde aime tout le monde et ça y est. Car si tout le monde aime tout le monde, chacun servira chacun. Et si chacun sert les autres dans l’amour, Christ sera visible dans le monde, et nous n’arriverons pas à arrêter la foule d’incroyants qui viendront pour voir ce qui se passe. En fait, nous pourrions licencier tout le personnel si tout le monde s’aimait. Je serais heureux. Alors, Paul dit simplement : « L’amour est la base, dans la vie de l’Église. »
Et vous savez, en parlant du mouvement charismatique, nous le traitons dans une perspective théologique et biblique, pas sur un plan personnel. Et comprenez, s’il vous plaît, que bien que je ne sois pas d’accord avec tout ce qui se passe aujourd’hui, l’emphase de 1 Corinthiens 13 a eu un écho dans votre cœur, n’est-ce pas ? Que notre attitude envers ceux qui sont dans la communion avec Christ, et même envers ceux qui sont en dehors de Christ, soit une attitude d’amour ! - Même si nous désirons éclaircir quelques problèmes et les aider à en voir certains qu’ils n’ont peut-être pas examinés soigneusement.
Maintenant, dans le but de bien fixer cette idée de la permanence de l’amour, Paul contraste l’amour avec trois dons. Et il fait un contraste très clair pour montrer que les dons sont temporaires et que l’amour est éternel, que les dons sont partiels et que l’amour est complet, que les dons sont élémentaires et l’amour est mature. Voilà les trois points. Si vous voulez les garder à l’esprit, nous en parlerons aujourd’hui et la prochaine fois. Les dons sont temporaires, les dons sont partiels, les dons sont élémentaires. Et la pensée qui contraste, l’amour est éternel.
Voyons cette première pensée, que les dons sont temporaires. Et nous irons jusque là. Nous traiterons la première pensée aujourd’hui et la deuxième la prochaine fois. Nous ne verrons que le verset 8 : « L’amour ne meurt jamais. Les prophéties disparaîtront, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. » Or, il dit que trois choses très importantes ici vont cesser, la prophétie, les langues et la connaissance. Toutes sont là pour un temps limité, au contraire de l’amour. Et bien que l’amour soit indispensable pour l’utilisation des dons, il va durer plus longtemps que les dons.
Or la raison pour laquelle il utilise des dons pour son contraste c’est parce que ce sont les choses les plus prisées dans l’Église Corinthienne. Les Corinthiens étaient fiers. Ils se faisaient valoir, ils étaient centrés sur eux-mêmes. Ils souhaitaient se mettre en avant. Ils voulaient être des frimeurs spirituels ; ils voulaient se montrer aux yeux de tous. Alors les dons, pour eux, étaient très importants. Ce qui comptait, c’était de pouvoir vous lever pour montrer à tous votre spiritualité en manifestant vos dons. Mais il s’est avéré que les dons qu’ils manifestaient étaient, pour la plupart, des contrefaçons de la chair ou sataniques. Malgré tout, c’est là-dessus qu’ils mettaient l’accent.
En fait, je pense qu’il est très intéressant de nous souvenir que dans toute la lettre de 1 Corinthiens, 16 chapitres, il n’y a aucune mention d’un ancien ou d’un dirigeant de cette Église. Apparemment, il n’y avait personne pour diriger. Et ils étaient arrivés au point où toute leur vue du culte de l’Église était « nous ne faisons que nous rassembler, et laissons le Saint-Esprit produire les choses sans intervenir. »
Et, pour finir, au 14ème chapitre, l’apôtre Paul s’écrie: « S’il vous plaît, que les esprits des prophètes soient soumis aux prophètes. Que tout se fasse » – quoi ? – « convenablement et avec ordre. » Vous ne pouvez fonctionner ainsi. Dieu n’a jamais eu l’intention qu’une Église soit un rassemblement où chacun fait ce qui lui plaît. Il doit y avoir une structure et de l’ordre. Dieu est un Dieu d’ordre.
Donc, à Corinthe, il n’y avait pas de direction ; il n’y avait pas d’ordre. Et ils avaient décidé que l’on venait, et c’est la guerre pour voir qui peut être le plus en vue. Alors Paul dit « Ces dons que vous avez exaltés, ces expressions indépendantes de prétendue spiritualité ne sont que temporaires, même les authentiques, sans parler des fausses et des contrefaites. Mais l’amour durera éternellement. L’amour est la voie la plus excellente. » Cette courte phrase à la fin du chapitre 13, verset 31, « … la voie par excellence. »
Notez le mot « prophéties » au pluriel ici. Il parle du résultat du don de prophétie, beaucoup de prophéties. Et il dit « les prophéties disparaîtront. » Or ce mot est, à la base, la capacité d’annoncer la vérité de Dieu en public. Le don de prophétie, prophemi signifie « parler devant », notamment parler devant un auditoire. Le don de prophemi c’était de parler devant des gens, de proclamer.
Et l’objectif du don est indiqué au chapitre 14, verset 3, comme nous l’avons vu lorsque nous l’avons étudié il y a quelques mois. Celui qui prophétise parle aux gens de trois manières : l’édification, l’exhortation et la consolation. Il parle pour les édifier, les encourager à bien se conduire, et les réconforter dans les difficultés. Voilà le don de prophétie.
Le deuxième don qu’il mentionne, et il est très important, à la fin du verset 8, est le don de connaissance. Il est appelé « la parole de connaissance » parce que c’est aussi un don de parole, encore un don que les Corinthiens auraient célébré comme un don public. Et le don de connaissance était la capacité d’observer des faits, et de faire des observations, de tirer une vérité spirituelle de la Parole de Dieu, de comprendre. Ce serait le don du théologien ou de l’enseignant, et on l’utilisait pour la notoriété et la bénédiction, et c’est ce qu’ils avaient fait. Mais remarquez qu’il dit que ces deux dons ‘disparaîtront.’
Ensuite vient un troisième, et c’est le don des langues, ou des langues étrangères. Nous utiliserons ces deux mots comme des synonymes pour que vous compreniez que ‘langues’ est le terme moderne qui est utilisé, mais le sens réel du mot est « une langue ». Et les langues, croyons-nous, comme nous avons essayé de vous l’établir dans les études passées, était toujours des langues connues. Et nous en parlerons encore davantage au 14ème chapitre. Donc le don des langues ou langages était la capacité de parler une langue étrangère comme un signe. Dieu avait eu l’intention que ce soit un don-signe avec un objectif précis, que nous discuterons dans le 14ème chapitre.
Ainsi, Paul dit que ces dons très prédominants, la prophétie, la connaissance et les langues, vont s’arrêter. Or, ceci est clair de ce verset. Si nous ne savions rien d’autre au sujet du verset 8, nous savons ceci. Toutes ces trois choses vont finir, d’accord ? C’est vrai, c’est clair. Mais la question est, quand ? Voilà la question. Et c’est la question à laquelle je vais tenter de répondre. Je sais quand. Il faut seulement que j’arrive à vous faire tous être d’accord avec moi. Donc c’est ce que j’espère faire.
Or, nos frères et sœurs pentecôtistes et charismatiques nous disent que les dons n’ont encore jamais cessé, que c’est donc futur, et qu’ils cesseront dans l’avenir. Et certains disent que cela arrivera quand « ce qui est parfait » sera là, qui est mentionné au verset 10. Et ceci est encore futur, disent-ils. D’autres disent, et je l’ai entendu cette semaine. Un pasteur et enseignant de la Bible très connu a dit que « tous les dons ont déjà cessé, tous. Il n’y a plus aucun don spirituel aujourd’hui. » C’est l’autre extrême.
Pour les charismatiques, ils ont tous cours ; cette personne-ci croit qu’ils ont tous disparu. Et ensuite il y en a certains qui disent « certains ont cours, et pas d’autres. » Qui a raison ? Eh bien, regardons dans la Bible pour trouver, car elle a une manière de révéler ces sortes de choses. En passant, puis-je ajouter que les charismatiques qui disent qu’ils existent tous donnent souvent cet argument. Ils disent : « Il n’y a aucun verset dans la Bible qui dise que les langues ont cessé. Et puisqu’il n’y a aucun verset dans la Bible qui dise que les langues ont cessé, cela nous suffit. Elles n’ont pas cessé. »
Ils ont raison sur le fait qu’aucun verset ne le dit. C’est vrai. Mais voulez-vous entendre quelque chose d’intéressant ? Il n’y a aucun verset dans la Bible disant que Dieu est trois en un. L’est-Il ? Oui. Ce n’est pas un très bon argument. Avancer que quelque chose est vrai parce que la Bible ne le dit pas est un faible argument. Et argumenter que vous avez besoin d’une déclaration dans un seul verset pour prouver un point est faible, car il y a beaucoup de choses dans la Bible qui nous sont indiquées par l’ensemble de l’Écriture plutôt que par une seule déclaration.
Par exemple, vous ne pouvez pas prendre un seul simple verset de la Bible et le lâcher devant un Témoin de Jéhovah qui dise : « Jésus est 100% Dieu, 100% homme, et en même temps une unité indivisible. » Mais c’est l’essence du Dieu-Homme, n’est-ce pas ? Mais il nous faut aller partout, trouver des pièces et des morceaux de la théologie de Christ pour rassembler le portrait entier. Donc ce n’est pas un bon argument à utiliser. Ils devraient avoir quelques autres arguments s’ils veulent défendre ce point de vue, et peut-être ont-ils d’autres arguments. Alors, nous avons d’une part « ils existent tous ; » d’autre part « tous sont finis ; certains ont cours, d’autres plus. »
Bon, allons au verset 8. Nous savons qu’ils cesseront tous un jour ; ils vont tous être rendus inopérants. Mais, avez-vous remarqué une chose, d’entrée de jeu, qui est très importante. L’apôtre Paul et le Saint-Esprit font une distinction immédiate entre les langues, et la prophétie et la connaissance. Et ils indiquent ici, par les mots employés, que les langues cesseront à un moment différent que la prophétie et la connaissance, point très important. C’est une indication claire dès le début, en regardant ce verset, qu’ils cesseront mais pas tous en même temps. Et je vais vous montrer pourquoi je dis cela.
Remarquez la phrase : « Elles disparaîtront ». Avec les prophéties, il est dit « disparaîtront ». Ou « elles seront rendues inopérantes, » ou « elles seront abolies, » ou quel que soit votre version. C’est le premier verbe tout de suite après les prophéties. Ensuite, le dernier du verset 8, « la connaissance disparaîtra. » Évanouie, rendue inopérante, abolie, terminée ou ce que votre Bible dit. Ces deux verbes, pour la prophétie et la connaissance, sont les mêmes en grec. Mais ne soyez pas perdus. Vous pouvez ne pas savoir beaucoup de grec, mais suivez bien ici et vous comprendrez le point que je veux relever.
Le verbe grec, pour vous qui étudiez le grec, est katargeō. C’est le premier et le troisième verbe. Il est utilisé avec la prophétie et la connaissance ; ce n’est pas le verbe utilisé dans la phrase « les langues cesseront. » C’est un verbe tout à fait différent. Or, quand nous voyons cela, nous savons qu’il y a un but dans la pensée du Saint-Esprit pour faire une distinction dans ces termes, et nous voulons comprendre quel est ce but.
Katargeō signifie « faire que ce n’est plus opérant. » C’est une chose très importante de comprendre. « Être rendu inopérant. » La prophétie disparaîtra ; la connaissance disparaîtra. Et, en passant, on a des traductions différentes dans nos versions françaises mais c’est le même verbe en grec. Par contre, le verbe utilisé avec les langues, au milieu du verset, « les langues cesseront, » est tous différent. C’est le mot pauō, P-A-U-O, si vous le voulez rendu en français. Et ce mot signifie « s’arrêter », c’est cela « s’arrêter. »
Donc, la première distinction qui est très intéressante dans le verset est la distinction entre deux sortes de mots grecs, ce qui nous donne un sentiment un peu différent pour ce que l’Esprit de Dieu dit à propos de la prophétie et de la connaissance, et ce qu’Il dit au sujet des langues. Et je n’ajouterai que ceci : La deuxième chose est que ce sont deux voix différentes. Or, en français (certains devront peut-être creuser loin dans le passé), vous vous souvenez qu’il y a deux voix : lesquelles ? La voix active et la voix passive, c’est ça.
Le premier et le troisième verbe, katargeō, avec la prophétie et la connaissance, sont passifs. Ce sont des verbes au passif. Or, mon professeur d’anglais m’a dit que quand un verbe est au passif dans une phrase, le sujet – quoi? – subit l’action. Donc quelque chose agit sur le sujet pour l’arrêter.
Remarquez encore, et je vais l’expliquer. C’est un passif. « Quant aux prophéties, elles seront abolies. » Autrement dit, quelque chose viendra arrêter la prophétie. C’est un verbe passif. Une autre force agira sur la prophétie et la fera s’arrêter. C’est la même chose pour la connaissance. Une autre force agira sur la connaissance pour la faire s’arrêter. Or, nous savons même ce qu’elle est.
Regardez au verset 9 : « Nous connaissons partiellement, » c’est la connaissance, et « nous prophétisons partiellement, », c’est la prophétie. « Mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. » Et c’est de nouveau le même mot, katargeō. Qu’est-ce qui viendra arrêter la prophétie et arrêter la connaissance ? Ce qui est parfait, exact. C’est dit ainsi. « Quand ce qui est parfait sera venu, il arrêtera la connaissance et la prophétie. »
Donc nous savons ce que c’est : c’est ce qui est parfait. Or qu’est-ce que ‘ce qui est parfait’ ? Certains disent que c’est la Bible, quand elle fut achevée. Certains disent que c’est l’arrivée à maturité de l’Église, d’autres disent que c’est l’enlèvement, d’autres disent que c’est le retour, d’autres disent que c’est la fin du millénium. La prochaine fois, nous allons trouver ce que c’est, car je ne peux pas l’aborder ici. Je n’en ai pas le temps. Je dois finir avant l’enlèvement, parce qu’alors vous saurez tout et vous n’aurez plus besoin de moi en fait.
Bon, 1 Corinthiens 13. Or, il est très intéressant de noter que seules la prophétie et la connaissance apparaissent au verset 9, et que les langues n’y sont plus, car seules la prophétie et la connaissance sont arrêtées par ce qui est parfait, vous voyez. Mais remarquez le mot en rapport avec les langues. Les langues cesseront. Ce n’est pas un passif. En fait c’est un verbe intransitif. Il ne pourrait même pas être au passif. Il ne le peut pas, c’est impossible. Ce qui est dit c’est que les langues cesseront. Et ce n’est pas non plus un actif. C’est en grec, une voix moyenne, et la voix moyenne du grec est réfléchie.
En français, on dirait ceci. À l’actif, « J’ai frappé la balle. » Au passif, « la balle m’a frappé. » Si nous avions une voix moyenne, nous dirions : « Je me frappe moi-même. » C’est réfléchi. Et en grec, cela met l’accent sur l’actif. On dit en fait : « les langues cesseront par elles-mêmes. » C’est le sens de la voix moyenne en grec. Les langues cesseront par elles-mêmes ; une action intense sur le sujet.
En fait, l’Ancien Testament en grec, connu sous le nom de Septante, utilise la forme moyenne de ce verbe, pauō 15 fois. Et chaque fois, il signifie, achever, stopper, être fini, être accompli, arriver à sa fin. Il a une irrévocabilité. Il signifie que ça y est; c’est fini, c’est terminé, c’est achevé, c’est accompli, c’est passé, c’est fait. Et la voix moyenne lui donne le réfléchi, tout par lui-même. Il cesse. C’est fini.
Alors, la prophétie et la connaissance continueront jusqu’à ce que ce qui est parfait arrive et les arrête, et les langues cesseront par elles-mêmes. C’est le mot ici quand nous regardons l’original. Or, c’est important alors de faire un pas de plus. Les langues cesseront d’elles-mêmes. Quelle est la question suivante ? Quand ? Croyez-moi, je ne pense pas que ce soit difficile de répondre. Et je souhaiterais avoir le temps de passer toute une heure sur l’histoire et toutes sortes de choses. Laissez-moi seulement brièvement vous aider avec ceci. Quand vont-elles cesser ?
Je crois, et je dis ceci ayant passé environ sept ans à l’étudier, et en suis encore convaincu, ayant lu pratiquement tous les aspects du problème qui ont été écrits. Et je ne dis pas cela pour vous impressionner. Je le dis pour que vous compreniez que j’ai essayé de couvrir tout le terrain et d’être juste. Je le dis après avoir passé des heures à discuter avec des charismatiques pour essayer d’évaluer le mouvement, en étant dans leur présence, et fait tout ce que je pouvais.
Je suis convaincu dans ma pensée, au-delà de tout doute raisonnable, que les langues ont cessé aux temps apostoliques, qu’elles ont cessé il y a 1900 ans. Et selon l’interprétation de pauō et sa constance dans le Nouveau Testament et dans l’Ancien Testament, il signifie qu’une fois qu’elles ont cessé, elles ont cessé pour de bon. Maintenant je veux vous aider à étayer ceci, car je ne peux pas juste vous le dire et prononcer la bénédiction. Alors je veux faire mon possible pour l’étayer.
On peut le soutenir de bien des manières. Je ne vais que vous donner quelques éléments qui aideront. Un, la raison pour laquelle je crois que c’est vrai, c’est parce que les langues étaient un don miraculeux et que le temps du miracle est terminé. Les langues étaient un don miraculeux et le temps du miracle est terminé. Or, nous avons discuté de ceci dans le passé, et si vous n’êtes pas au clair à propos des miracles et du reste, vous pouvez obtenir les enregistrements, par exemple sur les dons des miracles, ou de la guérison, ou n’importe lequel de ces sujets.
Je ne dis pas que Dieu ne fait pas de choses merveilleuses. Je ne dis pas que Dieu ne guérit pas. Je ne dis pas que Dieu n’agit pas providentiellement pour accomplir des choses qui seraient humainement impossibles. Mais je dis qu’il y a une distinction dans l’histoire de la rédemption, dans des périodes qui étaient des périodes de miracles, dans lesquelles Dieu, pour un but précis, confirmait sa Parole.
Pour moi, il est aussi intéressant de noter que dans toute l’histoire de la rédemption, il n’y a, à la base, que trois périodes de miracles. La période de Moïse à Josué, la période d’Élie et d’Élisée, puis de Christ et des apôtres. Chacune de ces périodes couvrait approximativement 70 ans chacune. Et les écarts entre ces périodes étaient très longs, parfois 500 ou 1000 ans durant lesquels aucun miracle ne se passait, ou bien très rarement, l’un ici et l’autre là 300 ans plus tard, de sorte qu’on ne pouvait pas les considérer comme étant la norme. Cela a été, et continue d’être le principe de Dieu.
Et il est même dit que les miracles qui sont arrivés … écoutez ça … à l’époque du Christ et des apôtres, n’étaient que des goûts et avant-goûts « des puissances du monde à venir, » Hébreux 6 :5. Et « le monde à venir » n’était pas l’époque de l’Église. C’était quoi ? Eh bien, c’était le royaume. Ainsi, ce qui s’est passé à certains intervalles au cours de l’histoire rédemptrice de Dieu, c’est qu’Il a percé comme qui dirait un petit trou dans le royaume qui vient et il a laissé couler un peu de son caractère, et c’était là quelques avant-goûts du royaume. Mais ce n’était jamais l’intention de Dieu de faire pleuvoir des miracles tout au long de l’histoire de la rédemption, pas du tout.
Et vous verrez, par exemple, dans le Nouveau Testament, que le dernier miracle rapporté date d’environ 58 de notre ère. Et après cela, jusqu’en l’an 96, lorsque Jean a terminé l’Apocalypse, il n’y a pas de rapport qu’un seul miracle se soit passé. Et le don des miracles, comme ceux des langues, des guérisons et ces choses-là, ne sont mentionnés que dans le livre le plus ancien, 1 Corinthiens. Ensuite, en allant dans Éphésiens, où les dons sont abordés, et dans Romains, où les dons sont abordés, qui furent écrits plus tard, il n’est aucunement fait mention de ces dons-là.
Ainsi Dieu, dans son plan magnifique, avait une intention et un but pour les miracles. Ils faisaient partie d’un âge de miracles pour confirmer sa Parole, pour appeler Israël et lui offrir le royaume, et lui faire goûter des éléments du royaume, le miracle des puissances du monde à venir, et pour les faire goûter au royaume. Et c’est pourquoi, dans Hébreux 6, il dit « Si vous avez tourné le dos sur le royaume auquel vous avez goûté, il n’y a pas d’espoir pour vous. Il est impossible que vous soyez ramenés à la repentance. Vous avez goûté aux puissances du monde à venir et vous leur avez tourné le dos. »
Et une fois que Dieu a dit « vous avez tourné le dos, » et que Dieu s’est détourné d’Israël pour se tourner vers les non-Juifs, l’objectif de ces miracles comme signes pour Israël n’existait plus. Et il est important que nous comprenions certaines de ces choses. Je ne veux que vous encourager à aller avec moi un instant dans Hébreux 2, pour appuyer un peu cette pensée avec un texte qui est vraiment vital pour notre réflexion. Il est dit : « Comment échapperons-nous ? »
Et l’auteur des Hébreux écrit ici à des gens qui sont indécis. Ce sont des Juifs qui sont venus à une connaissance cérébrale de Christ, et qui réfléchissent profondément pour savoir s’ils devraient ou non venir à Christ, et ils ne prennent pas position. Et il leur dit : « Comment échapperons-nous ? Et il s’identifie collectivement avec ses frères hébreux dans le « nous ». « Si nous négligeons un si grand salut, » et vous voyez, « ce salut annoncé d’abord par le Seigneur ? »
Or, toute l’histoire du salut a d’abord été annoncée par Christ. « … nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu. » Et qui étaient-ils ? C’était les apôtres qui ont entendu Christ. Donc le salut a été confirmé par les apôtres. Comment ? « Dieu a appuyé leur témoignage par des signes, des prodiges et divers miracles, ainsi que par les dons du Saint-Esprit. » Or, notez que l’auteur des Hébreux utilise le temps passé du verbe du verset 3, « Dieu a appuyé. » L’évangile avait déjà été confirmé ; il avait déjà été confirmé par des signes, des prodiges, divers miracles et des dons de l’Esprit.
Remarquez, il y avait certains signes, prodiges et miracles, et des dons qui étaient là strictement pour confirmer l’évangile, pour prouver qu’il était divin, pour l’attester par des miracles pour qu’on sache qu’il venait de Dieu. Alors il dit « qu’il nous a été confirmé. » Je trouve intéressant qu’il ne dise pas que l’évangile, ou la doctrine du salut, « nous est maintenant confirmé par des signes, des prodiges et des miracles, » même au moment de la rédaction des Hébreux. Très intéressant. C’est aussi tôt que 67 ou 68.
Même à ce moment-là, l’auteur des Hébreux voit les miracles comme quelque chose du passé. « A confirmé » était déjà accompli. C’est très important que nous voyions que même les auteurs du Nouveau Testament qui ont écrit plus tard, voient tout ce domaine de signes et de miracles comme quelque chose du passé. Mais ne dites pas que je ne crois pas que Dieu soit un Dieu de miracles. Je crois que Dieu peut faire tout ce qu’Il veut, et je suis enthousiasmé de Le voir le faire. Je dis seulement que lorsque vous entendez parler du constant dialogue au sujet d’une pile de miracles les uns après les autres, cela ne colle pas avec le modèle biblique parce que nous ne sommes pas dans le royaume.
Et j’ajouterais une deuxième pensée. Les miracles, et particulièrement le miracle des langues, était un signe de jugement pour Israël à cause de son incrédulité. Voyez 1 Corinthiens 14 :21. Dans 1 Corinthiens 14, verset 21, il est dit : « Dans la loi. » et bien entendu, la loi ici fait référence d’une manière générale à la Parole de Dieu, avec une citation spécifique tirée d’Ésaïe, « C’est par des hommes d’une autre langue et par des lèvres étrangères que je parlerai à ce peuple. »
Or, la prophétie s’adressait à Israël. Et Dieu disait : « Israël, je t’ai parlé clairement, et tu n’as jamais écouté mes paroles claires. Alors, comme signe confirmant ton incrédulité, je vais me mettre à te parler dans un langage que tu ne seras pas capable de comprendre. » Le don des langues, mes amis, faisait partie d’un acte de jugement pour dire à Israël : « Je me détourne de toi pour aller vers l’Église. »
Il lui avait offert le royaume. Le peuple avait refusé le royaume, il avait refusé le roi, il avait exécuté le Messie. Et comme signe de jugement, Il parla à son peuple dans d’autres langues et par d’autres lèvres, signe de la transgression de l’alliance par Israël. Et nous le verrons plus en détails dans le 14ème chapitre.
Maintenant, les amis, écoutez : S’il est vrai que les langues avaient une signification première pour Israël, … soit dit en passant, le verset 22 dit : « Les langues sont un signe non pour les croyants, mais pour les non-croyants. » Il n’a jamais été prévu pour les chrétiens. Il était prévu comme signe de jugement pour Israël. Et clairement il dit ceci : En fait, le jugement de Dieu est déjà tombé sur Israël, donc le don des langues n’est pas significatif du tout. » Car c’était un avertissement du jugement de Dieu sur lui.
Et ce jugement est venu quand ? En 70 après Jésus-Christ, quand le temple fut détruit et que Jérusalem fut rasée. Un million cent mille Juifs furent massacrés dans un acte terrible et tragique de Titus Vespasien, le conquérant romain qui balaya et la ville et le temple, et abattit les murailles. Et le judaïsme à tous égard se termina là. Et le don des langues, qui était un signe pour l’Israël incroyant, un acte de jugement contre lui pour son incrédulité, avait cessé. Il n’était plus nécessaire.
Troisièmement, encore une raison pour laquelle je crois que le parler en langues est terminé, c’est qu’il était inférieur au don de prophéties. Maintenant, écoutez-moi. Les langues pouvaient édifier si elles étaient interprétées. C’est pourquoi, dans chapitre 14, verset 27, il est dit : « Que quelqu’un interprète » car si les langues étaient interprétées, elles pouvaient édifier. Non interprétées, c’était un signe contre Israël.
Mais en vue de leur donner un sens dans l’Église, elles étaient interprétées, et alors elles avaient une qualité d’édification. Mais ce n’était pas le but principal ; leur but était en rapport avec Israël. Or, une fois qu’Israël avait été jugé, le but des langues en tant que signe de jugement n’était plus là. Mais certains diront : « Mais elles restent quelque chose d’édifiant. » Eh bien, ce n’est pas nécessaire. Ce n’est absolument pas nécessaire, parce qu’il y a quelque chose de beaucoup supérieur aux langues pour édifier.
Chapitre 14, verset 1, qu’est-il dit ? « Recherchez l’amour. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout » - à quoi ? – « à la prophétie. » Qu’est-ce qui est supérieur, donc, aux langues, comme expression d’édification ? La prophétie. Et écoutez maintenant. Notez ce petit plan, car nous l’étudierons dans le 14ème chapitre. Tout le 14ème chapitre est là pour prouver la supériorité de la prophétie sur les langues.
Les 12 premiers versets ! Écoutez, les 12 premiers versets : les langues sont un moyen inférieur de communication. Verset 13 à 19, les langues sont une méthode inférieure de louange. Verset 20 à 25, les langues sont une méthode inférieure d’évangélisation. Le 14ème chapitre prouve qu’elles sont inférieures pour la communication, inférieures pour la louange, inférieures pour l’évangélisation.
Et c’est pourquoi il dit [14 :19, NdTrad.]: « J’aime mieux dire 5 paroles avec mon intelligence, … plutôt que 10 000 paroles en langues. » Et c’est pourquoi il dit « aspirez à la prophétie. » Les langues sont inférieures et une fois que le but judiciaire de ce signe pour Israël est passé, il n’y a aucune raison d’exalter le don car il n’a pas de but d’édification permanent, celle-ci pouvant être mieux accomplie par la prophétie ou la prédication. Et c’est le but du chapitre 14.
C’est le sujet du chapitre 14. Très bien. La quatrième raison pour laquelle nous croyons que les langues ont cessé, c’est que parler en langues est devenu inutile quand le Nouveau Testament a été achevé. Il est devenu inutile quand le Nouveau Testament a été achevé. Une autre caractéristique du don des langues était que lorsque quelqu’un parlait en langues, il recevait une révélation de Dieu, n’est-ce pas, il recevait une révélation directe. Il disait quelque chose, quelqu’un l’interprétait ; c’était une révélation directe.
Alors, laissez-moi vous poser une question. La révélation directe de Dieu a-t-elle cessé ? Oui. Et qu’est-ce que c’est ? Y a-t-il quelque chose de plus que l’Écriture ? Y a-t-il quelque chose à ajouter à cela ? En fait, dans Jean, qui a écrit le dernier livre, qui a mis la dernière page au dernier livre de la Bible, il a mis : « … si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu lui ajoutera » - quoi ? – « les fléaux décrits dans ce livre. »
Donc en tant que source de révélation, elles ont cessé d’avoir une signification. Même la prophétie, la connaissance et la sagesse, en tant que dons de révélation, dans leur sens de révélation, ont cessé. Néanmoins, elles continuent sous un autre aspect, et nous verrons cela la prochaine fois en approfondissant un peu. Mais c’était pour l’enfance de l’Église, Dieu donnant des révélations avant que la révélation soit complète.
Écoutez ceci : « Après avoir autrefois, à de nombreuses reprises et de bien des manières, parlé à nos ancêtres par les prophètes, Dieu, dans ces jours qui sont les derniers, nous a parlé » - comment ? – « par le Fils. » Dans ces derniers jours, la parole du Fils. Et c’est tout, les amis. Il n’est pas dit : « Et à l’avenir Il nous parlera par les charismatiques, ou par l’Église. » Non. Les derniers jours, la parole du Fils. La parole du Fils est l’évangile, et la parole du Fils est le Nouveau Testament.
Cinquièmement, et j’y ai fait allusion auparavant. Je crois que le parler en langues a cessé parce qu’il n’est mentionné que dans les premiers livres. Et cela m’intéresse beaucoup que 1 Corinthiens soit la seule épître où le don des langues apparaisse. Et il y en a beaucoup d’autres. Paul écrivit au moins 12 autres épîtres sans jamais le mentionner ; Jude ne l’a jamais mentionné. Il est parti. Il a disparu.
Et bien qu’au cours de toute l’histoire le rêve mystique ait toujours existé que Dieu donne une révélation privée de Lui-même à chaque individu, ce n’est tout simplement pas le cas. Dieu a donné sa Parole, et puis Il a authentifié sa Parole. Et c’est la foi, délivrée une fois pour toute aux saints. Le dossier, une fois fixé, les amis, n’est jamais rouvert. La révélation est achevée. Les langues comme révélation, les langues comme signe, les langues comme don d’édification, ont cessé d’avoir une fonction.
Sixièmement, et ici je voudrais passer quelques instants, car c’est vital. Ne vous inquiétez pas de l’heure. Nous commençons tard, nous terminons tard, n’est-ce pas ? Maintenant écoutez, c’est important. Je me suis demandé ceci : La Bible dit que les langues cesseront. Donc nous savons que c’est dit ainsi. Nous ne pouvons, ne voulons même pas le discuter. Quand cesseront-elles ? Eh bien, nous avons vu ces quelques points que je viens de vous donner, et j’aurais pu vous en donner au moins encore une ou deux fois autant.
Mais la question suivante est, « ont-elles déjà cessé ? » Parce que si elles ont déjà cessé, c’est la preuve de la question, n’est-ce pas ? Ont-elles cessé ? Car le terme pauō a un caractère définitif. Ont-elles cessé ? C’est le sixième point. Le parler en langue a cessé historiquement. Ce qui m’intéresse le plus est le fait que, écoutez ceci, le premier réveil des langues dans les cercles de l’Église évangélique de Jésus-Christ depuis les temps apostoliques eut lieu en 1901. Où étaient-elles passées durant 1800 ans ? Il n’est pas dit dans 1 Corinthiens 13:8 qu’elles cesseraient pour recommencer plus tard. Il est dit qu’elles cesseront d’elles-mêmes, et qu’il y a dans ce terme un accomplissement définitif. C’est fini. Leur but a disparu. Elles cesseront. C’est final. Elles cessent et elles ont cessé.
En fait, si vous étudiez l’histoire de l’Église primitive, des pères de l’Église, par exemple, les pères apostoliques étaient les dirigeants de l’Église qui ont vécu immédiatement après le temps apostolique. Savez-vous ce qui est si intéressant à leur égard ? Cléon Rogers dit : « Il est significatif que le don des langues ne se trouve nulle part, ni par évocation, ni par allusion, il n’est mentionné dans aucun des écrits des pères apostoliques. » C’est la première génération après l’Église primitive, et elle ne le mentionne pas du tout.
Clément de Rome, a écrit en 95 après Jésus-Christ une lettre aux Corinthiens. C’est plutôt proche de l’époque du Nouveau Testament, puisque certains pensent que Jean a écrit l’Apocalypse en 96 après J-C. Donc Clément de Rome a écrit aux Corinthiens et discuté de tous leurs problèmes spirituels, et il ne mentionne même pas les langues. Et, apparemment le don a cessé, et quand le vrai don a cessé, l’abus qu’on en faisait a cessé, et ce n’était même plus un problème vers 95 de notre ère.
Justin Martyr, le père de l’Église bien connu, qui vécut de 100 à 165 après J-C, a voyagé dans toute l’Église, a écrit de nombreuses défenses du christianisme, et ne mentionne jamais les langues. Il a même donné des listes des dons spirituels sans les inclure. Origène, qui vécut de 185 à 253 après J-C, qu’on lisait beaucoup et largement, un théologien sans pareil dans l’esprit de certains. Dans ses volumineux écrits disponibles, il n’en fait mention nulle part. Dans son apologie Contre Celse, il argumente explicitement en disant que les signes du temps apostolique étaient temporaires, et il dit : « Aucun chrétien contemporain n’exerce l’un quelconque des anciens dons. »
Chrysostome, peut-être le plus grand de tous les anciens écrivains chrétiens, qui vécut de 347 à 407 après J-C, a un commentaire sur la section de 1 Corinthiens 12. Voici ce qu’il dit : « Tout ce passage est très obscur, mais cette obscurité est produite par notre ignorance des faits dont on parle, et par leur cessation, de ce qui se faisait alors mais qui n’a plus cours. » Chrysostome disait que ces choses n’existent même plus. « Nous ne pouvons pas les définir ; nous ne comprenons même pas ce qu’elles sont. »
Saint-Augustin, 354 à 430 après J-C, dans son commentaire sur Actes 2 :4, qui parle de la Pentecôte, du Saint-Esprit et des langues, dit : « Aux origines, le Saint-Esprit survint sur ceux qui avaient cru, et ils ont parlé en langues. C’étaient des signes adaptés à ce moment-là. Car il incombait au Saint-Esprit de donner ce témoignage. Cela fut donné comme témoignage, puis a cessé. »
Ainsi, les plus grands théologiens de l’Église ancienne le considéraient comme une pratique lointaine, et dès le quatrième ou cinquième siècle, ils ne comprenaient même plus ce que c’était. Or, durant toute cette période, seules deux personnes dont nous sachions quelque chose, parlèrent en langues au sein de l’Église. L’une est Montanus, et Montanus proclamait à tous qu’il était le Saint-Esprit. C’était un prêtre païen converti au christianisme ; il était partout accompagné par deux femmes prêtresses, qui parlaient également un langage extatique. Et il fut exclu de l’Église comme hérétique.
Il croyait aussi que Christ reviendrait bientôt, et il tenta de propager l’idée que la raison pour laquelle les langues revenaient était parce qu’on était à la fin des temps ; on entend la même chose de nos jours. Exactement. Et Montanus fut étiqueté comme hérétique. Il croyait que Christ devait sous peu arriver en Phrygie, où il habitait, et établir le royaume dont le centre serait sa ville. La seule autre personne qui parla en langues fut un homme appelé Tertullien, et Tertullien était un disciple de Montanus.
Maintenant, je voudrais ajouter qu’il y eut d’autres occasions de parler en langues durant ces temps-là, et il est lié aux prêtresses de Delphes dans les religions païennes, et à d’autres docteurs sorciers, et ce qu’on appelle des voyants. Mais aucun, pas un seul, dans le christianisme, point barre. La fois suivante où vous voyez quelque chose à ce sujet après Montanus, - et il était là au deuxième siècle – c’est au temps des prêtres cévenols autour de 1685. Ils croyaient qu’ils avaient un don d’expression extatique. Et c’était un groupe bizarre en France.
Ils croyaient que leurs petits enfants recevaient le dialecte français dans un langage extatique. Et ils faisaient des raids de nuit et des invasions militaires, et autres. Ils furent exclus de toute considération chrétienne, parce que toutes leurs prophéties ne s’accomplirent jamais, et qu’ils étaient si militants. Ils n’étaient pas dans le courant principal de l’Église.
Ensuite il y a eu les Jansénistes, un groupe de réformateurs catholiques romains, qui étaient contre la Réforme. En 1731 environ, ils tinrent des réunions à la tombe de leur leader, et, on prétend qu’il y a eu des langues extatiques. Je n’en douterais pas. Ensuite il y a eu les Shakers. Les Shakers furent fondés par Mother Ann Lee. Mother Ann Lee vécut de 1736 à 1784, et elle se considérait comme l’équivalent féminin de Jésus-Christ.
Jésus-Christ était Dieu dans un corps d’homme et elle était Dieu dans un corps de femme. Et elle fonda la communauté des Shakers à Troy, dans l’état de New York. Elle reçut une révélation de Dieu disant que la relation sexuelle était corrompue, même au sein du mariage. Dans ce sens, préconisant également la mortification de la chair et la résistance à la tentation, elle institua la pratique de la danse, hommes et femmes ensemble et nus, tout en parlant en langues.
Le groupe suivant était celui des Irvingiens. Aux environs de 1830, Edward Irving débuta un petit groupe de ce nom à Londres. Leurs révélations contredisaient l’Écriture, leurs prophéties restèrent inaccomplies, leurs prétendues guérisons étaient suivies de décès …, je suppose que ce n’est pas vraiment une guérison … il y eut des rumeurs d’immoralité et le reste. Et puis, tout cela se faisait hors de l’Église, excentrique.
La première fois que c’est devenu un courant général fut en 1901, au Collège Biblique de Bethel, Topeka, au Kansas. Agnes Ozman se fait baptisée et parle en langues. C’est dans le Holiness Movement (le Mouvement de Sainteté) de l’Église d’Amérique. Il atteint la rue Azusa, à Los Angeles en Californie, en 1906. Et de là ont grandi les dénominations Pentecôtistes générales, dont beaucoup de nos frères et sœurs en Christ font partie. Ils croient vraiment la Parole de Dieu et la prêchent, ce dont nous le louons. Mais ce mouvement a commencé là. Et ensuite, en 1960, à Van Nuys, en Californie, le mouvement charismatique moderne a commencé, c’est-à-dire les langues en dehors des dénominations pentecôtistes générales.
Or je vous indique tout cela simplement pour vous faire comprendre que ce n’est pas quelque chose qui a duré tout au long de l’histoire. Et Paul a dit des langues qu’elles cesseraient, le Saint-Esprit a dit qu’elles cesseraient. Elles ont cessé, et il n’y a aucune raison de croire qu’elles reviendront. Et des gens continuent de me dire, « John, si elles ne sont pas revenues, qu’est-ce que nous voyons ? Comment l’expliquez-vous ? » Eh bien, nous le ferons, la prochaine fois.
Mais laissez-moi vous dire ceci en finissant, et merci pour votre patience. Mais c’est important que nous ayons couvert ce terrain aujourd’hui. Que je vous dise ceci en terminant : J’ai de chers amis qui parlent en langues, et ils seront toujours mes amis. Et je les aimerai toujours, et j’ai probablement moins d’ennuis avec leur parler en langues qu’avec le commérage qui se fait par certains qui parlent dans un langage que tout le monde comprend.
Mais je sens vraiment, dans mon cœur, que Dieu m’a appelé à enseigner sa Parole, et lorsque je viens à cette Parole, je dois l’enseigner. Je dois l’enseigner telle qu’elle est, et je ne cherche qu’à la faire comprendre à tous, à eux comme à nous. J’entends le reste du 13ème chapitre. Et il me dit d’aimer, et je veux aimer. Mais je dois aimer dans le cadre de la vérité, et vous aussi. Prions.
Notre Père, nous te remercions pour nos frères et sœurs qui t’aiment, et qui évangélisent, et qui en gagnent beaucoup pour toi. Et nous te louons pour eux. Et si nous pouvons être un tant soit peu une aide pour éclaircir les choses, et pour clarifier certains des problèmes de la Parole sur ce sujet, nous serons très reconnaissants, car c’est ta Parole et nous avons besoin de la comprendre pour ta gloire. Merci pour notre communion fraternelle ce matin, Père.
Tandis que nous sommes encore inclinés un instant en terminant, renouvelons notre engagement devant le Seigneur de nous aimer les uns les autres. Esther a chanté si magnifiquement à ce propos aujourd’hui et le chapitre en parle. Peut-être, également, il y a dans certains de vos cœurs un réel besoin d’engagement de votre vie pour Christ, un réel besoin de régler des problèmes spirituels, de gagner des victoires spirituelles. Ne partez pas avant que tout soit vraiment réglé entre vous et le Seigneur, aujourd’hui.
Père, merci pour notre communion fraternelle. Nous nous réjouissons même déjà d’être à ce soir, car c’était si bien. Utilise-nous aujourd’hui, et ramène-nous ce soir avec de splendides rapports de bénédiction, en anticipation de ce que tu vas même faire encore ce soir. Merci pour chaque vie ici. Nous prions que nous prêchions la vérité dans l’amour, et nous te donnerons la louange pour ce qu’elle fait. Au nom du Christ, Amen. Que Dieu vous bénisse.
F I N
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