(Citations bibliques : Version Segond 21 sauf autre mention.)
J’ai fait une expérience intéressante cette semaine quand j’ai vu un exemplaire de la dernière édition de Psychology Today (Psychologie Aujourd’hui), une revue qui traite du domaine professionnel de la psychologie. Il y avait dans cette revue un article sur la vitesse d’élocution. Or, je me souviens que lorsque je suis arrivé à l’Église de la Grâce, les gens me taquinaient un peu parce que je parlais trop vite. On en parle peu maintenant. Je ne sais pas si j’ai un peu ralenti ou si vous avez été plus rapides à l’écoute. C’est l’un ou l’autre. Mais j’entendais régulièrement, « Vous parlez beaucoup trop vite. Vous parlez beaucoup trop vite ! »
Et je disais aux gens, « J’ai beaucoup à dire, et j’imagine que je peux parler aussi vite que vous pensez, donc pour commencer, je suis en retard. Et si je veux vous rattraper, je dois parler vraiment vite sinon vous allez vous ennuyer. » Je disais cela à l’improviste. Certains d’entre vous se souviennent peut-être de cette réponse quand vous me disiez que je parlais trop vite, et que je répliquais par une sorte de compliment pour dire que j’accélérais pour rattraper votre cerveau.
Mais dans ce dernier numéro de Psychology Today, on a fait des tests qui prouvent que dans une certaine mesure, plus vous parlez vite, plus l’intérêt est grand, et mieux on retient. Alors on peut continuer.
Mais ça m’a vraiment stupéfait de le découvrir. Je l’ai toujours cru, et maintenant on l’a testé et découvert. En fait peut-être que vous regardez ce programme télévisé de trente minutes, selon cet article, qu’on fera en quinze minutes, on ne fait que l’accélérer et vous n’en perdez rien. Et ils disent que les publicités, qu’on paie maintenant à 100 000.00 dollars pour 30 secondes, peuvent être réduites à 15 secondes chacune, et ils peuvent doubler leurs recettes. C’est stupéfiant, mais plus on traite un sujet rapidement plus les gens restent intéressés et retiennent l’information. Alors, ça m’excite vraiment. Maintenant j’ai un peu de soutien pour ma façon de parler, et c’est plutôt réjouissant.
Eh bien, passons rapidement dans le chapitre 1 de Daniel et j’espère que vous pourrez le retenir. Daniel chapitre 1. Nous examinons, ayant commencé dans notre dernière étude aux verset 8 à 21, Daniel 1 :8-21. Je vais vous le lire pour poser le décor pour notre étude de ce soir.
« Daniel prit la ferme décision de ne pas se souiller en consommant les plats servis à la table du roi et le vin de ses banquets. Il demanda alors au chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller. Dieu gagna à Daniel la bienveillance et la compassion du chef des eunuques. Ce dernier dit à Daniel : ‘Je redoute mon seigneur le roi. C’est lui qui a fixé ce que vous devez manger et boire. Pourquoi devrait-il vous voir arborer une moins bonne mine que les jeunes gens de votre âge ? À cause de vous, je risquerais ma tête auprès du roi.’ Daniel dit alors à l’intendant auquel le chef des eunuques avait confié la responsabilité de lui-même, Hanania, Mishaël et Azaria : ‘Fais donc un essai avec tes serviteurs pendant 10 jours : qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire. On examinera ensuite devant toi notre apparence et celle des jeunes gens qui mangent les plats servis à la table du roi. Puis agis avec nous, tes serviteurs, en fonction de ce que tu auras constaté.’
« Il leur accorda ce qu’ils demandaient et fit un essai avec eux pendant 10 jours. Au bout des 10 jours, ils avaient meilleure apparence et avaient pris plus de poids que tous les jeunes gens qui mangeaient les plats servis à la table du roi. L’intendant retira donc les plats et le vin qui leur étaient destinés, et il leur donnait des légumes à la place.
« Dieu accorda à ces quatre jeunes gens de la connaissance et de la perspicacité dans tout ce qui concernait la littérature et la sagesse. De plus, Daniel était capable d’expliquer toutes les visions et tous les rêves. Au moment fixé par le roi pour qu’on les lui amène, » - ce qui faisait 3 ans – « le chef des eunuques les présenta à Nébucadnetsar. Le roi discuta avec eux et, parmi tous ces jeunes gens, il n’en trouva aucun comme Daniel, Hanania, Mishaël et Azaria. Ils furent donc admis au service du roi. Sur tous les sujets qui réclamaient de la sagesse et de l’intelligence et sur lesquels il les interrogeait, le roi les trouvait dix fois supérieurs à tous les magiciens et astrologues présents dans tout son royaume. Telle fut la situation de Daniel jusqu’à la première année de règne de Cyrus. »
Avez-vous déjà entendu dire que tout homme peut être acheté ? J’en suis sûr. Votre prix est celui auquel vous fixez vos prétendues convictions, là où vous abandonnez votre norme morale pour un gain personnel. Tout homme peut-il être acheté ? Chacun de nous se vendra-t-il un jour ou l’autre ? Avons-nous tous des normes qui ne valent que tant qu’elles arrangent nos envies ? Ou bien, quand nous avons le plus grand désir, y renonçons-nous au nom de ces normes auxquelles nous croyons ?
Martin Luther comparaissait devant la Diète de Worms. On lui demandait de se rétracter sinon il perdrait la vie. Mais il n’a pas voulu renier Christ. Latimer et Ridley se tenaient devant le bûcher où ils devaient mourir brûlés pour leur foi en Christ, et leurs bourreaux exigeaient qu’ils renient le Seigneur Jésus-Christ. Ils ont refusé et se consumèrent dans les flammes.
Ces gens-là n’ont pas de prix. On ne peut pas les acheter. Ils ne se vendent jamais, à aucun moment. Il y a quelques temps j’ai mentionné que j’avais eu l’occasion de rencontrer un certain Dr Hong, qui est le directeur de la plus grande école chrétienne du monde, avec quelques 6000 étudiants, à Séoul, en Corée. Le Dr Hong nous a raconté que, comme enfant, il avait eu l’occasion de voir les Japonais se glisser en Corée du Nord où il vivait. Ils sont venus dans sa maison, car son père était un dirigeant de l’Église, et ils ont voulu que son père renie Jésus-Christ, sinon on lui couperait ses pouces, et ils ont commencé par le premier : il n’a pas voulu renier Christ ; ils coupèrent le second : il ne voulut toujours pas renier Christ. Certains n’ont pas de prix. Ils ne se vendent pas. Ils ne feront aucun compromis quoi qu’il leur en coûte.
Mais, par ailleurs, on entend souvent des gens constamment vanter leur moralité, qui mettent en avant leur justice de caractère, qui veulent proclamer leurs convictions élevées, et qui néanmoins, par convenance, se vendent. Ils abandonnent leurs convictions dès que, pour une raison ou une autre, ils sentent que ça leur convient mieux.
Le compromise est très subtil. Écoutez. Certains disent qu’ils croient à la Bible, mais ils restent dans des Églises où la Bible n’est pas enseignée. D’autres se réclament de convictions sur le péché et le châtiment jusqu’à ce que leurs propres enfants commettent ce même péché. Certains disent qu’ils doivent dénoncer la malhonnêteté et la corruption, jusqu’à ce que cela se rapporte à leur patron, et qu’ils peuvent perdre leur travail. Des gens ont des normes morales très élevées jusqu’à ce que leurs désirs charnels échappent à l’esclavage d’une sainte conscience à cause une relation impie, et alors ils rationalisent leur compromis. Des gens sont honnêtes jusqu’à ce qu’une toute petite malhonnêteté leur fasse économiser beaucoup d’argent.
Les gens savent que quelque chose est absolument faux, mais pour avoir la paix, ils cachent la vérité. Les gens agiront à l’opposé de leurs convictions si ça leur est demandé par quelqu’un qu’ils admirent, quelqu’un qu’ils craignent, ou quelqu’un dont ils veulent s’attirer la faveur. Les gens ne diront pas ce qu’il faudrait, parce qu’ils pensent qu’ils perdraient la face. Voilà comment marche le compromis.
Adam compromet la loi de Dieu, il pèche comme sa femme, et perd le paradis. Abraham compromet la vérité, il ment concernant Sara, et il la perd presque. Sara compromet la Parole de Dieu, elle envoie Abraham à Agar, qui conçoit Ismaël, et perd la paix au Moyen-Orient. Ésaü se compromet avec Jacob pour un repas, et perd son droit d’aînesse. Saül compromet la Parole divine, il garde les animaux, et perd la succession royale. Aaron compromet ses convictions sur l’idolâtrie, et lui et le peuple perdent le privilège du Pays Promis.
Samson compromet une consécration totale comme Naziréen avec Dalila, et perd sa force, ses yeux et sa vie. Israël compromet les ordres du Seigneur, vit dans le péché et dans les combats contre les Philistins et perd l’arche de Dieu. David compromet la norme morale et divine de Dieu, commet l’adultère avec Bath-Shéba, assassine Urie et perd son fils. Salomon compromet ses convictions, épouse des femmes étrangères et perd le royaume unifié.
Achab fait des compromis, épouse Jézabel et perd son trône.
Israël compromet la loi de Dieu par le péché et l’idolâtrie, et perd sa patrie. Pierre compromet sa conviction sur le Christ, le renie, et perd sa joie. Plus tard, il compromet la vérité dans une certaine Église pour être accepté des judaïsant et il perd sa liberté. Ananias et Saphira compromettent leur parole concernant un don, mentent au Saint-Esprit, et perdent la vie. Judas compromet son prétendu amour pour Christ pour 30 pièces d’argent et il perd éternellement son âme.
Le compromis. Triste mot. Mais il y en a qui ne font jamais de compromis. Certaines personnes ne se vendent pas. On ne peut pas les acheter. Moïse devant Pharaon ; David, plusieurs fois dans sa vie ; Paul devant Festus, Félix et Agrippa ; Daniel devant Nebucadnetsar.
Daniel 1 :8 : « Daniel prit la ferme décision de ne pas se souiller en consommant des plats servis à la table du roi et le vin de ses banquets. Il demanda alors au chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller. » Et franchement, mes amis, on ne peut pas donner de meilleur exemple d’un homme sans souillure ni compromis de la Bible que Daniel.
Or, nous étudions Daniel. Durant plus de 70 ans il a vécu dans ce pays étranger de Babylone, parmi les Chaldéens païens, et toutes ces 70 années il n’a jamais compromis ses convictions. On n’a pas pu l’acheter. Il n’y avait aucun prix. Depuis le moment où nous entrons dans son histoire ici, où il a 14 ans, jusqu’à la fin de sa vie vers quatre-vingts ans, il ne compromet rien. Il ne se compromettra jamais.
Nous avons vu que, quand les Babyloniens et les Chaldéens ont emmené ces jeunes gens lors de la première déportation en 606 avant J.-C., lors de la première phase de la captivité babylonienne, ils ont amené ces jeunes gens qui étaient tous de descendance noble de la classe régnante d’Israël, Juda. Certains venaient de la famille royale elle-même. On en a emmenés, estiment quelques historiens, entre 50 et 75, des jeunes de la meilleure qualité, de la noblesse, et on leur a fait subir un lavage de cerveau pour en faire des Chaldéens qui, par leur arrière-plan juif, pouvaient être utiles pour aider à diriger les affaires juives.
Les Chaldéens allaient investir le monde entier, ils allaient faire de Juda leur possession et ils voulaient quelques jeunes gens qui connaissaient la situation juive, qui pourraient être des chefs babyloniens pour eux parmi le peuple juif, et même sur eux pendant qu’ils étaient en captivité.
Donc ils voulaient que ces jeunes soient reconditionnés. Alors ils ont d’abord décidé de changer leurs noms pour les couper de leur héritage. Ensuite, évidemment ils les retiraient de leur pays pour qu’ils n’y aient plus aucune racine ni attache. Puis ils ont voulu les instruire, et leur apprendre tout ce qu’il fallait savoir des Chaldéens. Ils ont voulu les attaquer sur tous les fronts en vue d’une identification chaldéenne. Et ce lavage de cerveau devait se terminer en les nourrissant de la même nourriture que le roi, de sorte que leur mode de vie soit adapté à celui du palais des païens de Babylone.
Et c’est là, bien entendu, que Daniel a fixé la limite. Pourquoi ? L’Ancien Testament ne disait rien au sujet de l’adoption d’un nom étranger, et l’Ancien Testament ne disait rien au sujet d’une instruction par des maîtres étrangers, mais l’Ancien Testament disait : « Ne mange pas d’aliment offerts aux idoles, et ne mange pas de nourriture qui n’est pas correctement préparée selon les lois diététiques de ton peuple. » La base, pour Daniel, était la Parole de Dieu.
Et quand manger de la nourriture royale est une violation de la Parole de Dieu – car tout ce qui était offert à manger au palais était, à un moment ou l’autre, offert aux dieux – Daniel ne le fait pas, et c’est là qu’il fixe la limite. Il a fixé la limite là où la Parole de Dieu la fixe.
C’est ça, une vraie conviction. C’est ce trait de caractère qui est si admirable chez Daniel. Très jeune, lui et ses 3 amis, parmi tous les 50 à 75 jeunes hommes, on ne sait pas exactement combien, mais on en connaît 4 qui ont pris position. Et plus tard, quand tous les 4 paraissent devant le roi, plus loin aux versets 18 et suivants, il n’y en a que 4 que le roi a remarqués comme étant différents. Le reste, par ces 3 années d’éducation, avait tout avalé, ils avaient mangé la nourriture du roi, avaient adopté le mode de vie, étaient devenus des Chaldéens, et ce faisant ils avaient perdu cette place unique que Dieu leur aurait donnée s’ils avaient obéi à sa loi. Ainsi, Daniel est un modèle remarquable de conviction, particulièrement pour un homme aussi jeune que lui.
Vous savez, notre pays autrefois avait cela. En lisant cette semaine, j’ai trouvé quelque chose de très intéressant. Il y a à West Point [équivalent de Saint-Cyr, NdT] une prière connue comme « La Prière du Cadet. » Elle est récitée tous les dimanches au culte de la chapelle par les cadets de West-Point. Je ne sais pas si vous l’avez un jour entendue, mais voici ce qu’elle dit.
« Fais-nous choisir ce qui est juste et difficile plutôt que ce qui est mal et facile, et ne jamais nous contenter de demi-vérité quand on peut gagner toute la vérité. Revêts-nous du courage qui vient de la loyauté à tout ce qui est noble et digne, qui se moque du compromis par le vice et l’injustice, et qui ne connaît aucune crainte quand la justice et la vérité sont en péril. Amen »
Une belle prière. Une prière sans compromis. Nous avons connu une fois dans notre pays, le sens d’une vie sans compromis. Même Ésope, dans ses fables, connaissait le prix du compromis. Dans une de ses fables il parle d’un moment où les animaux et les oiseaux se font la guerre. La chauve-souris tente d’opter pour les deux partis, dit Ésope. Et quand les oiseaux sont victorieux, la chauve-souris vole autour d’eux disant qu’elle est un oiseau. Et quand les animaux gagnent une bataille, elle marche parmi eux promettant à tous qu’elle est une bête. Mais bientôt son hypocrisie est découverte et elle est rejetée par les animaux et les oiseaux ; en conséquence elle doit se cacher toute la journée et ne peut sortir que de nuit. Compromis.
Daniel n’a jamais fait de compromis. Ni Mishaël, Azaria ou Hanania. Et quel fut le résultat de leur vie sans compromis ? Retournons les voir. Nous avons dit que certaines choses ressortent comme les caractéristiques et les conséquences d’une vie sans compromis. Je ne vais que mentionner celles dont nous avons parlé la dernière fois, puis nous continuerons pour voir les autres.
Premièrmement, en vivant cette vie sans compromis, qui ne devient pas la proie du mode de vie de ce monde, qui ne se vend à aucun prix, vous découvrirez, premièrement, une audace sans honte, une audace sans honte. Au verset 8, Daniel dit au chef des eunuques, « Dis au roi que je ne peux pas manger sa nourriture, elle me souillerait. » Et la dernière fois, je vous ai dit qu’il aurait pu dire bien d’autres choses qui auraient pu être plus faciles.
Rien ne l’obligeait à être aussi tranchant quant à l’effet de souillure qu’aurait la nourriture du roi, mais une des caractéristiques d’une solide prise de position sans compromis, quand quelqu’un a des convictions, c’est que la personne a une audace sans honte pour dire la vérité. Il aurait pu tourner autour en disant qu’il n’était pas habitué au régime du roi, ou qu’il était si habitué à la nourriture juive que celle-ci ne convenait pas à son estomac, qu’il allait être incommodé, il aurait pu s’en tirer comme ça. Mais non, il y avait là un profond conflit du fait que ça violait la loi de Dieu et devant lui ça constituait une souillure.
Nous découvrons donc qu’il avait une audace sans honte. Plus tard, quand on est venu lui dire, « Tu n’es pas autorisé à prier, » il est allé devant sa fenêtre, l’a ouverte toute grande, et il a prié comme il le faisait toujours, tout aussi courageusement, parce que c’est ce qui caractérise un esprit qui ne fait pas de compromis.
Deuxièmement, nous avons vu la dernière fois qu’une vie sans compromis, non seulement a une audace sans honte, mais donne une norme hors du commun, une norme hors du commun. Il est dit, « Il ne mangea pas des plats du roi, ni du vin qu’il buvait. » Au verset 12, « Qu’on nous donne des légumes et de l’eau, » ce qui signifie qu’il n’a mangé aucune viande, quelle qu’en soit l’origine, et il n’a pas bu de vin, d’où qu’il vienne. Or, ce n’était pas exigé, c’était une norme inhabituelle, d’un degré plus haut.
Et vous vous souvenez que la dernière fois je vous ai dit que dans l’Ancien Testament, pour ce qui concernait les prêtres, s’il y en avait qui voulaient faire vœu d’une plus profonde consécration, et si vous venez au Nouveau Testament, en voyant Jean-Baptiste, le plus grand homme jusque-là, et non seulement Jean-Baptiste mais pour les anciens de l’Église, vous verrez quand, dans tous ces postes élevés, il est dit qu’ils ne devaient pas s’adonner au vin.
Ceux qui reçoivent une responsabilité spirituelle élevée doivent suivre des normes hors du commun. Ils choisissaient de vivre à un autre niveau. Et nous vous avons suggéré qu’une vie sans compromis ne joue pas sur le fil du rasoir. Elle choisit la norme la plus élevée et la plus noble, quoi qu’il en coûte.
Durant des mois, Eric Liddell s’entraîne comme athlète dans le but de gagner la course des 100 mètres aux Jeux Olympiques de 1924.Les chroniqueurs de sport de tout le pays prédisent que Liddell gagnera les 100 mètres. Puis il apprend que les 100 mètres de ces Jeux de 1924 sont programmés un dimanche. Ça lui pose un problème. Eric croit qu’il n’honorera pas Dieu en courant dans cette compétition le jour du Seigneur. Ses fans sont stupéfaits par son refus. Certains de ses admirateurs se mettent à le traiter d’idiot, et la presse se moque d’Eric Liddell, parce qu’il ne veut pas courir le dimanche.
Soudain, un coureur déclare forfait pour les 400 mètres, et il n’y a pas de remplaçant ; cette course est prévue en semaine. Eric offre de combler le vide, bien que la course soit 4 fois plus longue que celle pour laquelle il s’est entraîné. Et quand il fait cette course, Eric la gagne. En 1924, il l’a courue en 47,8 secondes. Temps incroyable. C’était un gagnant.
Dieu lui a donné cette médaille d’or. Dieu a honoré son esprit sans compromis. Plus tard Eric Liddell est parti en Chine comme missionnaire, et il est mort en 1945 dans un camp militaire, sans compromis, comme toujours.
Il me semble simplement que ceux qui font vraiment une différence dans le monde fixent des normes qui dépassent toutes les autres d’une tête. Ce n’est pas obligé. C’est seulement ce pas supplémentaire de noblesse qui les met à part.
Donc, le résultat d’une vie sans compromis est une audace sans honte et une norme hors du commun. Et troisièmement, nous avons vu la dernière fois qu’elle a pour résultat une protection céleste, une protection céleste. Je crois que Dieu protège de manière inhabituelle ceux qui ne font pas de concessions. Au verset 9, « Dieu gagna à Daniel la bienveillance et la compassion du chef des eunuques. »
Daniel n’a pas eu besoin de jouer du politique pour obtenir ces choses, n’est-ce pas ? Nous avons appris la semaine dernière que Daniel les a reçues de Dieu, qui contrôle le cœur de tout être vivant. Et si Dieu veut qu’on soit bon envers vous, Il s’en occupera. Vous n’avez pas besoin de faire des compromis pour aboutir à vos fins. Vous n’avez pas besoin de faire des compromis pour atteindre les buts que vous pensez devoir atteindre. Y tomber élimine la protection divine, mais être sans compromis invite la protection de Dieu lui-même.
Je préfèrerais faire courageusement face au roi pour dénoncer son péché en ayant Dieu de mon côté, plutôt que m’y soustraire en mettant le roi de mon côté et Dieu contre moi, pas vous ? Parce que Dieu peut contrôler le cœur du roi.
Permettez que je vous lise un passage de l’Écriture dans 1 Samuel 2 :22, « Éli était très âgé » - Éli le souverain sacrificateur – « lorsqu’il apprit comment ses fils agissaient vis-à-vis de tout Israël. Il apprit aussi qu’ils couchaient avec les femmes qui se rassemblaient à l’entrée de la tente de la rencontre. »
C’était des fils horribles. « Ils leur dit : ‘Pourquoi faites-vous de telles choses ? En effet, tout le peuple me parle de vos mauvaises actions. Non, mes enfants, ce que j’entends dire n’est pas bon, vous faites pécher le peuple de l’Éternel. Si un homme pèche contre un autre, Dieu le jugera, mais s’il pèche contre l’Éternel, qui pourra intercéder en sa faveur ?’ Mais ils n’écoutèrent pas leur père, car l’Éternel voulait les faire mourir. »
Autrement dit – attention – Dieu les maintenait dans un état constant de rébellion afin de les amener à être jugés. Ils étaient allés si loin qu’il n’était plus possible qu’ils se repentent. Dieu contrôlait littéralement leur rébellion.
Puis au verset 30 : « C’est pourquoi, l’Éternel, le Dieu d’Israël, déclare : ‘J’avais certes dit que ta famille et celle de ton ancêtre marcheraient devant moi pour toujours, mais maintenant, l’Éternel le déclare, loin de moi cette intention ! En effet, j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés.’ »
Dieu dit : « Voilà, tu peux être le souverain sacrificateur et tu peux avoir toutes les promesses de cette prêtrise, mais tu les considères comme nulles si tu me déshonores. Si tu m’honores, je t’honorerai. Si tu me méprises, je te mépriserai. » Cela veut dire que notre manière de vivre place Dieu soit comme notre défenseur, soit le met contre nous. Et quand nous obéissons à Dieu et vivons une vie sans compromis, Dieu nous honore. Dieu est notre défenseur. C’est une vérité fantastique, les amis. Fantastique ! Et j’espère, si vous n’étiez pas là la semaine dernière, que vous vous procurerez la documentation pour l’étudier à fond.
Je pense si souvent à Joseph. Joseph et Daniel sont presque parallèles. Voilà Joseph, vendu pour ainsi dire comme esclave par ses méchants frères. Et que lui arrive-t-il ? Il finit premier ministre d’Égypte. Joseph et Daniel étaient tous deux dans un royaume étranger. Tous les deux sont montés au rang de premier ministre. Tous deux y sont arrivés par la protection de Dieu. Tous deux possédaient des pouvoirs prophétiques extraordinaires qui ont servi à les élever à ces hautes positions. Tous deux étaient capables de confondre les prétendants et les frimeurs de ces royaumes.
Malgré tous les charlatans sataniques bourdonnant dans les cours d’Égypte et de Babylone, ces deux hommes, par leur vie sans compromis, ont été protégés par Dieu et ont reçu des postes très importants.
La personne qui vit une vie sans compromis sera élevée par Dieu. Quelqu’un a dit que la politique est l’art du compromis. Je pense que c’est vrai. J’ai souvent entendu des gens dire, et peut-être que je l’ai dit aussi plus souvent que je ne le croyais, que personne ne peut atteindre une position élevée en politique sans faire au moins un compromis quelque part en route. Et je pense qu’à la base, il faut dire que ceux qui occupent des postes élevés en politique y sont en général arrivés en faisant des compromis. Mais si Dieu vous veut là, et que vous n’en faites aucun, Il vous y mettra. Et si vous faites un compromis, alors vous êtes là, seul. Donc le compromis ne fait que vous faire sortir du lieu de protection.
Verset 10 : « Ce dernier dit à Daniel : ‘Je redoute mon seigneur le roi. C’est lui qui a fixé ce que vous devez manger et boire. Pourquoi devrait-il vous voir arborer une moins bonne mine que les jeunes gens de votre âge ? À cause de vous, je risquerais ma tête auprès du roi. »
Le chef des eunuques, Ashpenaz, dit essentiellement, « Daniel, je t’aime beaucoup. Tu es un type fantastique. Et j’aime bien aussi tes trois amis. Mais je te le dis, Daniel, j’ai peur du roi. Si je ne te donne pas la nourriture du roi, tu sais ce qui va arriver ? À la fin des trois ans tu seras maigrichon, tout pâle, épuisé et faible, et le roi te regardera en disant, ‘Que s’est-il passé ?’ et ça va me coûter ma tête. » La peine capitale !
Donc, le fantôme de Nebucadnetsar rôde dans les coulisses, voyez-vous. Je trouve intéressant qu’Ashpenaz prenne au moins le temps d’expliquer les choses à Daniel, ce qui me montre qu’il était réellement compatissant. Il ne faisait pas qu’aboyer des ordres sans contenu. Il lui donne une raison. Il lui dit ce qu’il pense. Malgré tout l’amour et la compassion qu’il a pour Daniel, il ne veut pas pour autant y laisser sa tête. Donc on revient au point mort. Le refus de Daniel de manger les aliments du roi est rejeté.
Mais écoutez, Daniel ne se rebelle pas. Il n’exige rien. Il ne se fâche pas. Il ne rétorque rien. Il est ferme. Il est gracieux, mais très persévérant, très, très persévérant. Il n’a pas renoncé. Il est sous la protection divine et cherche un autre moyen.
Maintenant que je vous résume ces trois premiers points. Je veux que vous les compreniez bien. Si vous vivez une vie sans compromis, un, vous avez une audace sans honte. Deux, vous vous fixez une norme hors du commun. Et trois, vous jouissez d’une protection céleste.
J’ai pensé que je pourrais illustrer ces trois éléments, seulement pour les résumer, en partant d’un passage d’un livre que je viens de lire, et j’espère que vous l’avez lu. Je l’avais commenté avant qu’il ne sorte, et maintenant il est publié. Il s’intitule A Distant Grief (Douleur lointaine). C’est l’histoire de Kefa Sempangi, ce merveilleux pasteur d’une église d’Uganda qui avait été si terriblement malmenée par Idi Amin avant qu’il soit déchu du pouvoir. Voici donc un extrait du livre.
C’était un certain dimanche de Pâque où les chrétiens avaient été persécutés, il se passait des choses épouvantables quand les tueurs nubiens d’Amin allaient partout pour perturber le christianisme par tous les moyens possibles. Voici ce que l’auteur Kefa raconte.
« Bien que l’ombre d’Idi Amin plane de plus en plus, le dimanche matin de Pâque 1973 débuta comme la plus joyeuse des occasions pour l’Église des Rachetés. Le soleil venait de se lever, le ciel était sans nuages, quand les premières personnes commencèrent à arriver dans le complexe où nous tenions le culte. Les gens venaient de presque toutes les tribus, les Baganda, les Besoga, les Banyankole, les Acholi et les Langi, les Bagweri, et les Bagisu. Ils arrivaient d’aussi loin que Masaka, une ville à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Kampala.
« Il y avait des vieillards avec leur canne et de jeunes femmes, leur bébé sur le dos. Il y avait de petits enfants portant des fleurs. Il y avait des médecins et des avocats, des hommes d’affaires et des fermiers, des cultivateurs de coton et des fonctionnaires du gouvernement, très peu arrivant en voiture ou en taxi. La plupart arrivaient à pied ou à vélo. D’autres s’amassaient dans des camions de manière si déséquilibrée qu’à tout moment ils semblaient vouloir basculer.
« Vers 9 heures, plus de 7000 personnes étaient rassemblées. C’était la foule la plus nombreuse ayant participé à un culte un dimanche à l’Église des Rachetés. Quand il n’y eut plus de place dans le complexe, des gens grimpèrent aux arbres ou s’assirent sur les toits des camions. Quelques grands groupes s’installèrent dans des cours à proximité, avec leur propre système de haut-parleurs, et des centaines étaient debout dans les rues.
« Avant le culte, les anciens et moi, nous nous sommes réunis à la sacristie, une maison vide près du complexe, pour prier. Nous sentions très profondément la faim dans les cœurs des gens rassemblés pour adorer. Nous connaissions leur désir d’entendre la Parole de Dieu, et avons prié que leur vie soit transformée par sa puissance. Alors que nous épanchions nos cœurs devant le Père dans une douloureuse intercession, des scènes désespérées de la semaine précédente survenaient comme des flashes dans mon esprit.
« Je voyais un visage brûlé au point qu’on ne pouvait l’identifier, et une femme en pleurs, pelotonnée dans un coin. Je voyais une foule de soldats debout dans le parc, tout joyeux. Et j’entendais le bruit de bottes écrasant des os. Je me souviens de l’arrogance des mercenaires, et la mort de mon cœur comme en un rêve. Et de nouveau le triomphe du mal me submergeait. Je sentis une profonde peur. J’avais chuté moi-même, comment pouvais-je espérer en fortifier d’autres cette fête de Pâques ? Qui étais-je pour nourrir les enfants de Dieu en cette heure désespérée entre toutes ? Quelle parole pouvais-je donner ?
« Il fallait du courage à mes frères et sœurs pour tenir face à la terreur croissante. Il leur fallait de la force pour les soutenir dans la souffrance. Ils n’avaient pas besoin de mon sermon. Ils n’avaient pas besoin de mes pensées sur la résurrection. Mon père avait eu raison. « À ces moments-là, les hommes n’ont pas besoin de paroles,’ avait-il dit, ‘mais de puissance.’
« J’ai pris ma Bible et suis parti prêcher avec un courage renouvelé. Mon message portait sur les souffrances de Jésus-Christ. J’ai parlé de son triomphe sur le mal et sa victoire sur la mort. J’ai parlé de la puissance de la résurrection. Et les anciens étaient assis derrière moi sur un banc, et priaient. Devant moi, des milliers de visages inconnus. C’était des croyants en besoin d’encouragement et des non-croyants en besoin de salut. À midi et demi, le soleil tapait fort sur nos têtes, et j’ai essayé de clore le culte. » C’est-à-dire trois heures et demi plus tard.
« Les gens refusaient de partir. ‘Nous ne sommes pas venus pour un culte,’ a crié quelqu’un, ‘nous sommes venus écouter la Parole de Dieu. Va te reposer, puis reviens et prêche encore.’ La foule applaudit et cria son approbation. Je me rendis à la sacristie pour me reposer un bref instant, puis revins vers le milieu de l’après-midi. Presque personne n’avait bougé. J’ai prêché encore trois heures. Et cette fois, quand j’ai terminé personne ne s’y est opposé. Le soleil allait se coucher et tous savaient qu’il était temps de clore la réunion. Voyager de nuit n’était pas sûr.
« Nous ne savions pas si nous nous reverrions un jour, ou si Dieu nous appellerait à lui, mais nous sommes rentrés en paix parce que nous avions vu de nos yeux le salut de Dieu. Et par un sonore « Amen » de la part de la foule et un chant final de la chorale, le culte de Pâque se termina, et je me suis tourné vers les anciens et nous nous sommes embrassés en louant Dieu.
« On aurait dit que des jours, plutôt que des heures étaient passées depuis que nous nous étions réunis pour prier. J’étais épuisé, mais j’avais de la joie dans le cœur. Dieu avait répondu à nos prières. Nous avions rompu le pain et nourri son peuple. J’ai dû frayer mon chemin à travers la foule et quand finalement je suis arrivé dans la maison, j’étais trop épuisé et fatigué pour remarquer les hommes derrière moi, jusqu’à ce qu’ils ferment la porte.
« Ils étaient cinq. Ils se tenaient entre moi et la porte, leurs fusils pointés sur mon visage. Les leurs portaient les cicatrices typiques des entailles tribales de la tribu Kakwa, et ils étaient vêtus des chemises fleuries courantes et de pantalons en patte d’éléphant, et portaient des lunettes noires. Bien que je n’en ai vu aucun auparavant, je les ai tout de suite reconnus. C’était la Police Secrète du Bureau de Recherche de l’État, les assassins nubien d’Amin. Pendant un long moment, personne ne dit rien, puis le plus grand, clairement le chef parla : ‘Nous allons te tuer,’ dit-il. ‘Si tu as quelque chose à dire, parle avant de mourir.’
« Il parlait doucement mais son visage grimaçait la haine. Je ne pouvais que le fixer. Pendant un instant de stupeur, j’ai senti tout le poids de sa rage. Nous ne nous étions jamais rencontrés, mais son envie la plus profonde était de me mettre en pièces. Ma bouche pesait lourd et mes membres se mirent à trembler, et je ne contrôlais plus rien. J’ai pensé : ‘Ils n’ont pas besoin de me tuer, je vais seulement tomber. Je vais tomber raide mort et ne plus jamais revoir ma famille.’
« J’ai pensé à Penina, seule à la maison avec Damali. Que leur arriverait-il quand j’aurais disparu ? De loin, j’ai entendu une voix. J’étais étonné de réaliser que c’était la mienne. ‘Je n’ai pas besoin de plaider ma propre cause’, me suis-je entendu dire. ‘Je suis déjà un homme mort. Ma vie est morte et cachée en Christ. C’est votre vie qui est en danger. Vous êtes morts dans vos péchés. Je veux prier Dieu qu’après m’avoir tué, Il vous épargne une destruction éternelle.’
Le grand homme fit un pas vers moi puis s’arrêta. En un instant son visage a changé, sa haine se changea en curiosité. Il abaissa son fusil, et fit signe aux autres de faire de même. Ils l’ont fixé stupéfaits, mais ils éloignèrent leurs fusils de mon visage. Puis le grand homme parla de nouveau. ‘Veux-tu prier pour nous maintenant ?’ demanda-t-il.
J’ai cru que mes oreilles me jouaient un tour. Je levai les yeux vers lui puis vers les autres. Mon esprit était totalement paralysé. Le grand répéta sa question plus fort, et je pouvais voir qu’il s’impatientait. ‘Oui, je vais prier pour vous.’ Ai-je répondu.
« Ma voix me sembla plus courageuse, même à moi. ‘Je veux prier le Père céleste, veuillez s’il vous plaît incliner la tête et fermer les yeux.’ Le grand fit de nouveau signe aux autres et tous les cinq s’inclinèrent. J’ai aussi baissé la tête mais gardai mes yeux ouverts.
« La requête du Nubien me semblait bizarre. ‘À tout moment ‘ ai-je pensé ‘ma vie va finir. Je ne veux pas mourir les yeux fermés.’
« ‘Notre Père qui es aux cieux,’ ai-je prié, ‘toi qui as pardonné aux hommes dans le passé, pardonne aussi à ces hommes. Ne les laisse pas mourir dans leurs péchés, mais amène-les à toi.’
« C’était une prière simple, dite dans une crainte profonde, mais Dieu a regardé au-delà de mes peurs, et quand j’ai relevé la tête, les hommes debout devant moi n’étaient plus les mêmes que ceux qui m’avaient suivi dans la sacristie. Quelque chose avait changé sur leur visage. C’est le grand qui a parlé en premier. Sa voix était forte, mais il n’y avait aucun mépris dans ses paroles. ‘ Tu nous as aidés,’ dit-il, ‘ et nous voulons t’aider. Nous parlerons au reste de notre compagnie et ils te laisseront tranquille. Ne crains pas pour ta vie. Elle est entre nos mains et tu seras protégé.’
« J’étais trop surpris pour répondre. Le grand homme fit seulement signe aux autres de partir. Lui-même avança vers la porte puis se retourna pour parler une dernière fois.
« ‘J’ai vu des veuves et des enfants dans ton assemblée,’ dit-il. ‘Je les ai vu chanter et adorer. Pourquoi sont-ils si heureux quand la mort est si proche ?’
« C’était encore difficile de parler, mais je lui ai répondu, ‘Parce qu’ils sont aimés de Dieu. Parce qu’Il leur a donné la vie, et Il donnera la vie à ceux qu’ils aiment, car ils sont morts en Lui.’
« Sa question m’a paru étrange, mais il n’est pas resté pour une explication. Il a seulement secoué la tête, perplexe, puis a passé la porte. J’ai fixé la porte ouverte de la sacristie un bon moment, puis me suis assis sur une natte de paille près de là. Mes genoux étaient faibles, et je sentais trembler tout mon corps. Je ne pouvais pas penser clairement.
« Moins de 10 minutes auparavant, je m’étais considéré comme mort. Et bien qu’entouré de 7000 personnes, je ne pouvais faire appel à aucun humain. Je ne pouvais pas demander à Kiwanuka d’utiliser ses contacts. Je ne pouvais pas demander aux anciens de prier. Je ne pouvais pas faire appel à la pitié des tueurs nubiens. Ma bouche était figée, et je n’avais rien d’intelligent à dire. Mais à ce moment où la mort était si proche, ce n’est pas un sermon qui m’a donné du courage, ni une idée de l’Écriture, c’est Jésus-Christ, le Seigneur vivant.’ »
Je vais m’arrêter ici. Écoutez, vous vivez une vie de confrontations, une vie qui honore Dieu, sans compromis, peu m’importe ce que vous rencontrez, vous aurez une audace sans honte. Vous aurez une norme hors du commun. Et Dieu vous donnera une protection céleste. Amen ? Il l’a fait dans le passé. Il le fait actuellement. Ce n’est pas tout. Il y a plus. Quatre, une vie sans compromis aura pour résultat une détermination sans obstacle, une détermination sans obstacle. Cela me plaît beaucoup. Comme je l’ai dit, les choses étaient au point mort. Ashpenaz a dit, « Daniel, je ne peux pas t’accorder ta requête. Le roi va me couper la tête. »
Et voilà, Daniel, de sa manière splendide, doucement, sans rébellion, sans ronchonner ni s’imposer, a trouvé une alternative. Verset 11 : « Daniel dit alors à l’intendant, » - c’est Melzar en hébreu, qui peut être un nom propre. Cependant, il y a un article défini qui se traduit ‘le’. - « Il dit au melzar, » ce qui indique probablement qu’au lieu d’un nom propre il s’agit ici du mot signifiant ‘intendant’.
Or, Ashpenaz était le chef des eunuques. Il dirigeait tous ces jeunes gens de la cour. Et il nommait certains intendants pour en surveiller d’autres. Apparemment, ce gars, le Melzar, avait été nommé pour garder ces hommes. Et on voit cette détermination sans entraves de Daniel. S’il n’arrive pas à obtenir d’Ashpenaz la réponse souhaitée, il va vers l’instance au-dessous, ce qui est intéressant. Il va vers le type qui n’aura pas peur du roi parce qu’il n’a aucune relation avec le roi. Son patron c’est Ashpenaz. Et apparemment Ashpenaz était assez sympa pour ne pas lui couper la tête, alors Daniel va vers le gars suivant, « auquel le chef des eunuques avait confié la responsabilité de lui-même, Hanania, Mishaël et Azaria. » Voilà un esprit qui ne se laisse pas abattre.
Maintenant écoutez, je voudrais relever quelque chose ici. Un esprit qui ne se compromet pas ne renonce jamais. Je veux vous montrer une distinction. Certaines personnes disent, « Bon, vous savez, je sais que ce n’était pas vraiment la chose à faire, mais j’ai essayé, ça n’a pas marché, et c’est la seule alternative que j’ai trouvée. Voilà, vous savez, je voulais faire ce qui était juste, mais j’étais là avec ces gens, et ils faisaient ça, et c’est tout ce que je pouvais faire, j’ai dû les suivre. » Non ! Un esprit sans concessions ne sera jamais rebuté par le principe devant la première porte qui se ferme.
J’ai été vraiment très excité par un article que j’ai lu cette semaine à propos d’une dame qui est allée à la police en demandant qu’on l’enferme. Et ils l’ont mise en prison. On l’a enfermée pour un temps qui a dépassé la date de son mariage. Ils voulaient savoir pourquoi et voici ce qu’elle a dit. « Je vais épouser un homme que je ne devrais pas épouser. Mais chaque fois que je vois ce type, il est irrésistible. Alors, gardez –moi jusqu’après le mariage. » Ça, c’est de la détermination. Elle ne voulait pas se compromettre même si elle devait se faire mettre en prison pour résister à ses sentiments. Certaines d’entre vous, mesdemoiselles, pourront bien prendre exemple sur cette chère dame !
Mais vous savez ce que certains font ? Il y a des gens qui exploitent superficiellement quelques ressources, puis ils se tournent vers ce qui est mauvais en disant, « Bon, j’ai essayé au mieux, ça n’a simplement pas marché. » Mais non ! Un caractère sans compromis ne renonce jamais, jamais, et il ne cèdera jamais.
Vous savez, l’apôtre Paul, en route vers Jérusalem, il y retourne souvent, et de temps en temps quelqu’un arrive pour lui dire, « Paul, sais-tu ce qui va t’arriver quand tu seras arrivé à Jérusalem ? Tu vas avoir beaucoup de problèmes. » Et le prophète Agabus arrive en disant, « Paul, donne-moi ta ceinture. » Il prend sa ceinture et attache ses mains. Il dit : « Paul, voilà ce qui t’arrivera quand tu seras à Jérusalem. »
Et par la suite, il dit pour finir, dans Actes 20, « Partout, dans chaque ville, les gens me répètent que j’aurai des problèmes en arrivant à Jérusalem, mais » - quoi ? – « je n’y attache aucune importance, et je ne considère pas ma vie comme précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course et le ministère que le Seigneur Jésus m’a confié. » Quand une possibilité se fermait ici, il allait là. Quand la porte se fermait ici, il allait là-bas. Il ne cherchait pas d’échappatoire. Il était en vérité un homme sans compromis.
Et Daniel était comme ça. Juste parce que la porte se fermait sur Ashpenaz, il n’avait pas fini. Il avait une détermination sans obstacle. Mes amis, c’est ce qu’un solide caractère fera. Il continuera de boxer, taper, frapper, jusqu’à ce que finalement il trouve l’ouverture, parce qu’il ne fera pas de compromis. Et l’intendant, apparemment, était moins menacé par le roi donc il n’était pas du tout opposé à accorder cette requête.
Donc qu’avons-nous appris ? Un caractère sans compromis aboutit à une audace sans honte, une norme hors du commun, une protection céleste et une détermination sans obstacle. Mais voici la clé. Cinquièmement, une foi irréprochable. C’est génial ! Une foi irréprochable !
Vous savez, Daniel croyait vraiment que Dieu rendrait ceci possible. Quand a-t-il reçu cette confiance ? Vous savez ce que je crois ? Je crois que, comme principe spirituel de base, le péché – maintenant écoutez – le péché amène le doute. La pureté produit la confiance. Si quelqu’un vit une vie sainte, je pense qu’il a un sens d’invincibilité dans cette vie. On croit simplement que Dieu délivrera. Alors Daniel avait une foi irréprochable, un sens d’invincibilité.
Vous pouvez être actif dans chaque épreuve, vous pouvez tenir dans tout problème ou vicissitude, vous pouvez faire face à tout danger, si votre cœur est pur, vous saurez qu’il n’y a rien à craindre – car « si Dieu est pour nous, » Romains 8, « qui peut être contre nous ? » N’est-ce pas ?
Ésaïe 43 :2, j’aime beaucoup ça, « Si tu traverses de l’eau, je serai moi-même avec toi ; si tu traverses les fleuves, ils ne te submergeront pas. Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas et la flamme ne te fera pas de mal. » Pourquoi ? « En effet, je suis avec toi. »
Si un cœur est pur et une vie est pure, il y a une invincibilité qui est le résultat de ce genre de foi irréprochable. Il était très confiant. Alors il dit, « Je veux bien risquer ma vie. » Verset 12, « Fais-donc un essai avec tes serviteurs. » - dit-il à l’intendant, « teste-nous, pendant dix jours ; qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire. On examinera ensuite devant toi notre apparence et celle des jeunes gens qui mangent les plats servis à la table du roi ; puis agis avec nous, tes serviteurs, en fonction de ce que tu auras constaté. »
On dira : « Vous savez, c’est une opération à haut risque. Si Daniel parle sérieusement, il met sa tête à prix. » C’est vrai ! Mais comme je l’ai dit, une foi très confiante est donnée à un esprit sans compromis. Si vous croyez vraiment, vous pouvez foncer même dans la fosse de l’enfer dans un sentiment de confiance que Dieu honorera votre foi.
Daniel était un homme de foi. Elle venait d’un cœur pur. Bien qu’il ait traversé un terrible désastre, bien que quelques-uns, sans doute, aient pensé que Dieu avait abandonné Juda, que beaucoup se posaient des questions, comme le prophète Habacuc, Daniel croyait que Dieu serait fidèle à son cœur pur. Alors il dit, « Donnez-nous seulement des légumes. »
À propos, le mot pour légumes est zara, transcrit Z-A-R-A, qui signifie semer, semer dans le sol. À la base, c’est un régime végétarien d’aliments courants, des féculents, des légumes, des plantes, ce genre de choses. Ce n’est pas tant qu’il y ait une vertu particulière dans un régime végétarien, c’était surtout la nourriture des pauvres, de ceux qui ne pouvaient s’offrir la viande ou autres délicatesses. « Je ne vais manger que la nourriture des pauvres, la nourriture populaire. Vous leur donnerez la nourriture du roi, et nous verrons qui a meilleure mine. »
Maintenant, admettons-le, les amis, dix jours de légumes face à dix jours de la nourriture du roi n’aurait pas prouvé grand-chose, physiologiquement. Ce n’est pas ça qui ferait une grande différence. Daniel tablait sur une intervention divine. Et personnellement je crois – et c’est juste MacArthur qui lit entre les lignes, d’accord – mais je crois personnellement que Dieu lui a donné cette révélation. Je pense que Dieu lui a donné ce test. Et je pense que Dieu a dit, « Je vais honorer ça. » Je pense qu’il l’a reçu du Seigneur à cause de l’immense confiance qu’il y met, et à cause de la manière dont le Seigneur y a répondu. Une foi irréprochable ! Il était prêt à risquer sa vie.
Il dit : « Je marche jusqu’au bord de la planche. Je me tiens au fait que Dieu honorera mon esprit sans compromis. Si je m’abstiens de nourriture souillée, si je mange ce qui est pur, je crois que Dieu m’honorera. » Voilà une foi irréprochable.
Le croyez-vous vraiment ? Si vous vivez sans absolument jamais vous compromettre, sans vous occuper de qui se fâchera après vous d’avoir pris cette décision, sans vous occuper de ceux qui se brouilleront avec vous parce que vous ne vous êtes pas compromis, et peu importe combien s’offenseront pour votre soit disant ‘manque d’amour‘, croyez-vous vraiment que si vous tenez ferme, Dieu vous honorera ? Le croyez-vous ? Croyez-vous que si vous prenez position contre le péché et contre le mal, Dieu comblera votre vie de joie et de bonheur ? Croyez-vous que si vous tenez ferme dans l’honnêteté, Dieu comblera votre vie de tout ce dont vous aurez besoin pour subsister et pour votre soutien ?
Eh bien, si vous croyez vraiment tout cela, alors vous ne vous compromettrez pas. Vous prendrez Dieu au mot. C’est une foi irréprochable. Cette foi irréprochable les a projetés au sixième point, vers un test inhabituel, un test inhabituel. « Il leur accorda ce qu’ils demandaient et fit un essai avec eux pendant 10 jours. » Permettez-moi ici de vous dire une chose : tout engagement est testé – Jacques 1, c’est la mise à l’épreuve de votre foi. Toute notre foi doit être mise à l’épreuve. Elle ne se prouve que par l’épreuve. Nous pouvons dire, « Je veux vivre une vie sans compromis, » alors mieux vaut être prêt à croire que Dieu le testera. Il le testera.
Vous dites, « Mon vieux, je tiendrai ! » - On le fait souvent, vous savez, on dit, « Ouais, si j’en ai l’occasion, je le lui dirai. Je le dirai en face. » Et vous savez ce qui arrive, en général ? Peu après, vous le voyez face à face et vous faites marmonnez quelque chose, pas vrai ? Et vous ne dites jamais rien. Et tout ce courage dont vous vous vantiez semble ne jamais s’exprimer quand il le faudrait.
Mais Daniel dit ici, « Je suis prêt à mettre ma foi en jeu sur la Parole de Dieu. » Et le test survient immédiatement. Tout engagement est testé. Alors il les a testés pendant 10 jours. Verset 15, - génial, « Au bout de 10 jours, ils avaient meilleure apparence et avaient pris plus de poids » - ‘plus de poids’ ne veut pas dire qu’ils étaient gras, au point d’être obèses ou joufflus. Mais ils paraissaient être en bonne santé, vigoureux, ils avaient le visage rayonnant, pour ainsi dire. « Ils avaient meilleure apparence que tous les jeunes gens qui mangeaient les plats servis à la table du roi. »
Or, les amis, il faut simplement que je vous le dise, c’est l’intervention de Dieu. En 10 jours, la physiologie n’aurait pas pu avoir un tel résultat. Je ne sais pas, peut-être partiellement, oui. Je ne sais pas ce qu’on a donné à ceux qui mangeaient ce qu’on servait au roi. Mais je crois que c’est Dieu qui est intervenu. Et au verset 16, « au bout des 10 jours, » que s’est-il passé ? « L’intendant retirait donc les plats et le vin qui leur étaient destinés, et il leur donnait des légumes à la place. » Il a fait ça pour le reste des 3 ans.
Il n’est pas nécessaire de lui prouver quoi que ce soit. En fait, si je lis l’histoire correctement, il se peut que l’intendant ait mangé la nourriture du roi pendant les trois années suivantes. Je ne vois pas, comment, autrement, il aurait pu cacher cela du roi. Pour lui c’était un échange avantageux. Les légumes et l’eau ne le préoccupaient que peu. C’était une bonne affaire.
Alors que se passe-t-il ? Dieu honore leur esprit sans compromis. Ils avaient gagné la bataille. Ils ont évité le mode de vie que les Chaldéens voulaient leur imposer. Cela me rappelle les mots de Tennyson, dans Sir Galahad, où il fait l’éloge d’un loyal chevalier qui avait trouvé le Saint Graal, en ces termes, « Ma bonne épée tranche les casques des hommes, ma solide lance s’enfonce avec assurance, ma force est celle de 10 hommes, car mon cœur est pur. »
Alors, il y avait un peu d’intuition spirituelle là-dedans. La force vient de la pureté du cœur. Donc, ils ont passé ce test inhabituel. Écoutez, s’appuyer sans compromis sur la Parole de Dieu aboutit à une audace sans honte, une norme hors du commun, une protection céleste, une détermination sans obstacle, une foi irréprochable, un test inhabituel et, – êtes-vous prêts pour le septième point ? – une bénédiction sans mesure, une bénédiction sans mesure ! Nous allons voir ça très rapidement. Au verset 17, « Dieu accorda à ces quatre jeunes gens de la connaissance et de la perspicacité dans tout ce qui concernait la littérature et la sagesse. De plus, Daniel était capable d’expliquer toutes les visions et tous les rêves. »
D’où cela venait-il ? « Dieu accorda à ces jeunes gens. » Vous voyez bien, c’est Dieu qui les leur a donnés. Dieu a béni leurs cœurs sans compromis. Dieu a déversé sa bénédiction. Les amis, c’est fantastique de réaliser ceci, mais ça rassemble les deux vérités merveilleuses de la bénédiction souveraine de Dieu et l’engagement entier de l’homme. Dieu a souverainement béni quand ils s’étaient totalement engagés à vivre une vie sans compromis.
De leur point de vue, tout dépendait de leur engagement. Du point de vue de Dieu, tout était entièrement entre ses mains. On ne peut avoir l’un sans l’autre. Et Dieu leur a accordé – et ceci ne fait que résumer des mots variés – « de la connaissance et de la perspicacité dans tout ce qui concernait la littérature et la sagesse. » Dieu leur a donné tout ce qui leur était nécessaire de savoir quant à la connaissance et la sagesse qui pourraient s’appliquer à leur vie dans cette société.
Babylone était le centre de la connaissance : Des sciences avancées, des bibliothèques d’une immense étendue. De grands érudits vivaient là. En fait, dans ces choses-là, ils étaient à la pointe dans le monde. Dieu leur a donné cette connaissance. Dieu leur a donné la connaissance pour appliquer la Parole de Dieu divine à la situation. Dieu leur a donné la sagesse, et, de plus, à l’un des quatre – et c’est ici que nous devons en mettre un à part – « Daniel, » est-il dit, « était capable d’expliquer toutes les visions et tous les rêves. »
Voilà un gars qui pouvait interpréter les visions et les rêves. Les visions, quand on est réveillé, et les rêves, quand on dort, tous les deux étaient des moyens par lesquels Dieu faisait des révélations. Voilà un homme qui avait le don d’un visionnaire ou d’un prophète. Daniel avait un don de révélation. Daniel allait être le porteur de la révélation divine de Dieu. Et ce verset est le cadre du reste de la prophétie de Daniel. C’est lui qui recevra la Parole de Dieu.
C’est ainsi que Dieu les a bénis abondamment par « de la connaissance, la littérature et la sagesse. » De plus, verset 18, « Au moment fixé par le roi pour qu’on les lui amène, » - donc au bout des trois ans de formation, – « le chef des eunuques les présenta à Nebucadnetsar. Le roi discuta avec eux. » « Eux » inclut tous ces jeunes gens qui avaient été déportés en 606. Le deuxième groupe n’était pas encore arrivé, jusqu’en 597, et le dernier groupe en 586. Donc ces jeunes gens avaient été formés entre temps, et Nebucadnetsar discute avec eux. C’est l’examen oral, vous voyez ? C’est le dernier test pour voir comment ils avaient réussi.
Ils passent un examen personnel devant le roi et ses assistants. « Et parmi tous ces jeunes gens il n’en trouva aucun comme Daniel, Hanania, Mishaël et Azaria. » N’est-ce pas fantastique ? Tous les quatre passent avec les honneurs. Ils sont diplômés premiers de la classe et ne se sont jamais souillés. Ils n’avaient fait aucun compromis.
On peut vivre dans ce monde sans faire de compromis. Le savez-vous ? On peut vivre sans compromis dans ce monde, d’une manière si pure, si juste et si droite, si caractéristique que même le monde est obligé de reconnaître votre caractère et la qualité de votre vie.
Le verdict est à la fin du verset 19, « Ils se tinrent donc devant le roi. » Que veut dire se tenir devant le roi ? Je vous l’ai expliqué il y a quelques semaines. Cela signifie servir le roi. Les anges se tiennent devant le Seigneur. Dans l’Ancien Testament, nous voyons ceux qui se tenaient devant le roi, ceux ‘qui se tenaient’ donnant l’idée d’attendre de prendre le message du roi pour le transmettre, attendre pour accomplir le désir du roi, attendre d’obéir à son ordre.
Donc il est dit que ces quatre « se tenaient devant le roi. » Les quatre jeunes gens personnels du roi. Imaginez, à l’âge de 17 ou 18 ans, être à la cour royale, se tenir aux côtés du roi, dans une nation étrangère, une nation dans laquelle vous ne voudriez jamais compromettre une conviction, et voilà que Dieu vous élève précisément à ce poste. Plus tard, Daniel, toujours sans compromis, dirige dans cette région comme premier ministre pour 70 ans. Ça peut se faire, les amis. Laissez Dieu vous élever. Vous, vous vivez sans compromis.
En quoi au juste Dieu avait-Il doté ces jeunes gens ? Le verset 20 dit, « Sur tous les sujets » - j’aime bien ça, - « sur tous les sujets qui réclamaient de la sagesse et de l’intelligence » - sur tous – « et sur lesquels il les interrogeait, le roi les trouvait dix fois supérieurs à tous les magiciens et astrologues présents dans tout son royaume. » Ça veut dire quelque chose, n’est-ce pas ? Ils avaient quelque chose pour réussir, c’était Dieu.
Vous savez, c’est stupéfiant, mais comme chrétien qui a la révélation de Dieu et l’Esprit à demeure, vous êtes dix fois plus futé que le plus futé de ce pays qui ne connait pas Dieu. Vous êtes dix fois plus infiniment intelligent parce que vous connaissez la vérité, la vérité réelle. Oh, ils étaient bénis dans tous les domaines de la sagesse et de l’intelligence, dix fois plus que tous les autres.
Écoutez, mes chers amis, laissez Dieu vous élever. Si quelqu’un vient à vous, vous force au compromis, menace votre vie, vous, vous restez fidèle à la Parole de Dieu. Vous résistez face à face. Vous prêchez ce que vous croyez et ne laissez personne vous intimider. Ne laissez personne vous faire reculer. Ne permettez à personne de diluer ce que vous savez être l’absolue et inviolable vérité de Dieu. Vous vous accrochez à ces convictions. Gardez-les avec amour. Gardez-les avec cette même douceur, cette même grâce et la même cordialité que Daniel, mais sans jamais rien compromettre, et Dieu honorera votre caractère et vous élèvera à un poste de bénédiction qui vous mettra une bonne tête au-dessus de ceux qui sont les plus estimés de votre nation et de votre royaume. Voilà le message.
Quelle magnifique parole, une bénédiction sans mesure possible. Puis-je en ajouter une huitième, une dernière ? Une influence illimitée. Oh, c’est génial ! Verset 21, « Telle fut la situation de Daniel jusqu’à la première année du règne de Cyrus. » Soixante-dix ans, soixante-dix ans, et vous savez quoi ? Quand je vois le chapitre 1 d’Esdras, et tout le peuple qui retourne à Jérusalem, savez-vous qui est là derrière ? Daniel ! Quand je vois les mages d’Orient, je dois voir Daniel debout derrière leurs ombres.
Dieu lui a donné d’être influent, d’une influence qui a conduit, je crois, au décret de Cyrus de renvoyer le peuple dans son pays. Une influence qui a conduit à la reconstruction de la muraille avec Néhémie. Une influence qui a conduit à la restauration de la nation d’Israël. Une influence qui a conduit les mages à venir couronner le Roi né à Bethlehem. Il est dans les coulisses de l’histoire du Messie, comme du peuple du Messie. Il a une influence illimitée, car c’est lui qui apporte son hommage au Roi, qui est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, qui règne éternellement. Daniel a une influence illimitée, car Daniel a mis par écrit dans sa prophétie l’histoire du monde jusqu’au règne de Christ, influence illimitée.
Écoutez, le bonheur d’une vie sans compromis, une audace sans honte qui nous appelle à une norme hors du commun, qui dépend d’une protection céleste. Comme nous l’avons relevé, une foi irréprochable, nous faisons face aux épreuves inhabituelles avec une détermination sans obstacles, et nous découvrons que Dieu répond par une bénédiction sans mesure, une influence sans limites.
Tout ceci étant dit, mes amis, la meilleure chose que nous pouvons vous dire est ceci. Ne faites aucun compromis et laissez Dieu prendre votre vie pour en faire ce qui lui plaît, et elle pourrait être dix fois plus belle que la vie de quiconque dans ce monde. Prions.
Merci, Père, pour la liberté dont nous avons bénéficié ce soir, de nous rassembler en ce lieu pour étudier ta Parole, pour la liberté dont nous avons joui dans nos cœurs, alors qu’ils étaient grand ouverts pour la recevoir. Confirme dans nos cœurs que c’est ta vérité, et que nous puissions la vivre, Père.
Rends-nous aimants et pleins de tendresse comme notre Seigneur, doux, attentifs et compatissants, mais oh, si fermes quand il s’agit de convictions, pour que nous soyons, avec amour, absolument sans compromis, pour pouvoir connaître ta grande bénédiction, et afin que ta main puissante dans notre vie puisse faire se détourner les hommes des ténèbres et venir à la lumière. Nous prions ainsi pour ta gloire, au nom du Christ, Amen.
FIN
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