Il y a quelques semaines à peine, Patricia et moi avons eu l’occasion de participer à une conférence en Arizona. J’étais orateur à cette conférence et il y avait un homme du nom de Steve Saint qui a donné un témoignage fabuleux. Ma vie avec la famille Saint remonte à l’époque où j’étais un petit garçon. Nous vivions en Philadelphie et mon père, à ce moment- là, était un évangéliste et il voyageait à travers la côte Est pour prêcher. La famille Saint était dans notre église.
Il y avait le Vieux Saint, comme on l’appelait, qui avait une barbe jusqu’à la taille. Il y avait Mme Saint qui ressemblait à une sorte de bohémienne du début de notre histoire ici aux États-Unis). Ils cultivaient une grande partie de leur nourriture à côté d’une grande maison qui ressemblait à une grange aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il était un artiste à l’échelle mondiale. Il était le meilleur fabriquant de vitres fumées dans le monde. En fait, les vitres fumées des fenêtres de la Cathédrale Nationale de Washington D.C. avaient été faites par lui et plusieurs autres des cathédrales partout en Europe.
Excentrique ? Oui. Unique ? Oui. Mais il avait des enfants remarquables. Son épouse Mme Saint et lui avaient un fils appelé Sam. Il devint pilote, un pilote professionnel qui effectua le vol inaugural du 747 de New York à Los Angeles, le vol inaugural de cet appareil. Il était le premier pilote d’American Airlines de l’époque. Un autre fils, Phil Saint, un artiste de renommée unique, s’engagea à servir le Seigneur dans le ministère.
Ensuite il y avait Nate Saint. Il était missionnaire auprès des Indiens Auca et il m’a été dit que si vous rencontrez un Auca, ne l’appelez pas Auca. C’est un mot qui signifie « sauvage nu ». Ce n’est pas vraiment le nom de la tribu, mais c’est sous ce nom qu’ils sont connus. Et ensuite, il y avait une fille appelée Rachel Saint.
Vous connaissez Nate Saint si vous vous rappelez du massacre de cinq jeunes missionnaires dans la jungle de l’Équateur. Notre famille a vécu dans l’Équateur, Patricia et moi y avons été, là où vivaient les Auca et nous en avons vu certains. L’histoire est une des plus incroyables histoires de sacrifices missionnaires, bien sûr, de l’histoire de l’église. C’était un grand évènement parce que le magazine Life avait publié le massacre à la une dans les années 50, lorsqu’il se produisit et le monde entier connaît cette histoire. L’histoire est reprise dans un livre intitulé Through Gates of Splendor (Par les Portes de la Splendeur) ainsi que d’autres choses qui remontent à cet évènement.
Le fait remarquable de cet évènement, et ce que nous rappelait Steve Saint quand nous écoutions son témoignage, c’est que Steve avait trois ans quand son père fut tué, il n’était qu’un petit garçon. Sa mère, les autres épouses et lui n’étaient pas dans la jungle où se faisaient les massacres. Elles étaient ailleurs connectées à leurs époux par radio. Et bien sûr, quand elles perdirent le contact radio alors commença l’histoire.
La véritable histoire commence après la mort de ces cinq missionnaires massacrés par des Auca parce que les femmes avaient pensé qu’elles devaient poursuivre la cause. Certaines d’entre elles allèrent dans la jungle avec Rachel Saint, la sœur de Nate. Elles allèrent dans la jungle, commencèrent à évangéliser et Dieu les aida à gagner la tribu à Christ. Bien, cela fait plus de 50 ans
déjà et maintenant, cette tribu est majoritairement dévouée à Jésus Christ et ses habitants sont occupés à évangéliser les autres tribus, à implanter des églises.
C’est une formidable histoire. C’est une histoire de l’amour du Royaume. Comment peut-on aimer le meurtrier de son mari ? Comment peut-on aimer le meurtrier des maris de ses amis ? Comment peut-on aller mettre sa vie en danger ? Comment aimer le meurtrier de son frère comme Rachel l’avait fait ? C’est une histoire incroyable.
La dernière actualisation de cette histoire est ce qu’a raconté Steve Saint il y a plusieurs années de cela déjà. J’ai ma propre famille maintenant. Un de mes regrets, » dit-il « pendant que mes enfants grandissaient, c’est qu’ils n’ont pas connu leur grand-père, mon père, Nate. Il était un homme tellement impressionnant. » Il avait été tué quand Steve avait trois ans donc il l’avait à peine connu mais il avait saturé sa vie de ces histoires de ceux qui l’avaient connu. Il dit : « Je me suis toujours senti mal que mes enfants n’aient pas connu mon père. » Il dit encore : « J’ai quelques souvenirs de mon père, et bien sûr, ils ne pouvaient pas l’avoir connu. » et bien entendu, ils n’avaient pas de grand-père.
Bien, comme Dieu avait décidé, à travers les années, Steve, qui parlaient très bien la langue, a maintenu le contact, même s’il était rentré aux États-Unis et s’est lancé dans les affaires. Toutefois, Rachel Saint est décédée il n’y a que quelques années. Elle était toujours avec les Auca, toujours, dans un sens, le leader spirituel, même si elle n’avait jamais prêché de sermon parce qu’elle ne voulait pas qu’ils s’habituent à des femmes prédicatrices.
Alors dès le commencement, même si elle était la seule personne qui avait suffisamment de connaissance, elle préparait tous les sermons et les enseignait à un homme qui se levait et les prêchait, ainsi quand les gens de la tribu se développaient, ils savaient que Dieu voulait que les hommes soient les prédicateurs et c’est ainsi qu’il en est aujourd’hui dans leurs églises. Mais Rachel est retournée auprès du Seigneur et la tribu a contacté Steve en disant : « Nous voulons que tu prennes sa place. »
Il laissa donc ses affaires, pris sa femme et ses enfants et ils partirent dans la jungle. Il n’y a pas d’eau courante, pas d’électricité, rien ; ils vivaient dans un environnement tribal. Et il donnait son témoignage en disant : « vous savez, il aurait tant souhaité que ses enfants aient eu le grand-père paternel qu’ils n’ont jamais eu. »
Bien, ils y sont restés pendant un an et demi et quelques mois après leur arrivée, les enfants adoptèrent un grand-père, un vieillard que tout le monde appelait « grand-père », et ils l’adoptèrent, j’imagine à cause de sa chaleur, sa personnalité, son charme et il devint leur grand-père adoptif. La chose la plus impressionnante de cette histoire est que c’est cet homme qui avait tué leur vrai grand-père. Il est maintenant devenu leur grand-père adoptif.
Le plus jeune garçon de la famille Saint est récemment sorti du lycée. Steve lui a dit : « Qu’aimerais-tu avoir comme cadeau de fin d’études ? » Il a répondu : « Je veux que tu fasses venir grand-père de la jungle à ma cérémonie de réussite. » Ce n’est pas une chose facile. Les habitants de cette tribu n’ont pas de documents. Ils n’ont pas de passeport. Comment les en sortir ? On ne peut même pas les identifier. Mais par un concours de circonstances étonnantes, ils ont pu le faire venir et son grand-père a pu assister à sa cérémonie de remise de diplôme, enfin son grand-père, celui qui était le meurtrier de son véritable grand-père.
C’est une histoire de l’amour du Royaume, n’est-ce pas ? Et cela fait cinquante ans que cette famille et d’autres familles ont été frappées par ce massacre. L’une des marques de distinction, si ce n’est pas la seule marque de distinction des chrétiens, c’est leur amour. C’est la marque de distinction de ceux qui sont dans le Royaume de Dieu ; ils aiment d’un amour qui n’est pas naturel. Et tout cela se résume en une seule chose, ils aiment leurs ennemis. Ils aiment leurs ennemis !
En fait, c’est de cette manière que Jésus séparait les vrais disciples des autres, par leur amour du Royaume, le type d’amour qui aime l’ennemi. Ouvrez vos Bibles dans Luc, chapitre 6. Nous entendons Jésus parler ici lors de Son sermon sur la montagne. Et du verset 27 au verset 38, Il parle de l’amour du Royaume. Le sermon concerne, en fait, la nature du vrai disciple. Il s’agit de savoir qui est un vrai disciple, qui est vraiment dans le Royaume de Dieu et qui ne l’est pas. Et la marque de distinction du vrai disciple c’est l’amour qu’il a pour ses ennemis. Et voilà comment cela commence au verset 27 : « Mais Je vous dis, à vous qui écoutez : Aimez vos ennemis, ». Il reprend au verset 35 : « Mais aimez vos ennemis. » Ceci est donc un passage qui va du verset 27 au verset 38 sur l’amour pour les ennemis comme étant une marque de distinction d’un chrétien.
En fait, le verset 35 dit : « Si vous aimez vos ennemis, vous serez fils du Très-Haut ». En d’autres termes, vous manifesterez que vous êtes des fils du Très-Haut. Vous démontrerez que vous êtes un fils du Très-Haut si vous aimez vos ennemis.
Matthieu rapporte ce même sermon. Dans Matthieu 5 :43, Jésus dit : « Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Mais moi, Je vous dis : Aimez vos ennemis. » Verset 45 : « Alors vous serez fils de votre Père qui est dans les cieux. » En d’autres termes, il devient manifeste que vous êtes de Dieu quand vous aimez comme Dieu aime et Dieu aime Ses ennemis.
Jésus a continué en disant : « Car Il fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et Il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. » Dieu est amour de nature, 1 Jean 4 :8. « Dieu est amour. » Et Dieu aime les ennemis. Et cela doit être clair puisque nous étions tous à un moment, ennemis de Dieu. Nous tous, en tant que pécheurs non régénérés, étions ennemis de Dieu. Et Dieu aime un monde d’ennemis.
“Dieu a tant aimé le monde dit Jean 3:16 » … L’apôtre Paul parle de l’amour de Dieu pour l’humanité dans Tite, chapitre 3. Dieu aime les ennemis et si nous aimons les ennemis, alors nous sommes manifestement des fils de Dieu.
Dans Éphésiens 4:2, Paul écrit : « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, faites-vous grâce réciproquement, comme Dieu vous a fait grâce en Christ. Soyez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans l’amour, de même que le Christ nous a aimés et S’est livré Lui-même à Dieu pour nous. » Quand vous aimez vos ennemis, vous êtes comme Dieu. Quand vous aimez vos ennemis et vous donnez votre vie pour eux, vous êtes comme Christ.
Ceci donc, dans l’enseignement de Jésus, devient la caractéristique distinctive des gens du Royaume. C’est de cette façon que nous manifestons la transformation, la régénération, la nouvelle naissance, le salut ; par un amour non naturel, un amour surnaturel.
Maintenant, nous savons que Dieu aime le monde. Il est même dit dans Marc 10 :21 que lorsque Jésus regardait le jeune dirigeant riche qui Le rejetait: « Jésus l’ayant regardé l’aimait ; » Il aima un rebelle. Il aima ce jeune qui était juste à ses propres yeux, un matérialiste, non repentant et incrédule. Dieu aime d’une façon générale, sans discrimination, de façon inconditionnelle et c’est un amour compatissant qui fait pleurer Dieu comme Jérémie 13 nous dit ; un amour qui fait pleurer Jésus comme le dit Luc 19 :41 pour la ville de Jérusalem : « Comme Il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle. » C’est un amour compatissant. Dieu voit la tristesse et la souffrance de la condition de ce pécheur et sa fin et cela Lui brise le cœur.
C’est aussi un amour qui avertit. C’est cet amour qui fait dire à Jésus : « si vous ne vous repentez pas, vous périrez. » C’est un amour de ce qui est bien. Romains 2 :4 parle de la patience, de la longanimité, de l’endurance de Dieu qui a tous les droits de juger immédiatement les pécheurs mais qui ne le fait pas. Paul dit : « Méprisez-vous les richesses de sa bonté ? » Puis il poursuit en parlant de la bonté de Dieu qui pousse à la repentance.
C’est un amour compatissant. C’est un amour bon. C’est un amour qui invite. « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » Matthieu 22 dit : « Allez donc dans les carrefours et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez. » Amenez-les tous. C’est cela un amour convivial.
Dieu aime Ses ennemis avec compassion. Il les aime avec bonté. Il les aime avec un avertissement. Il les aime avec une invitation. Et si nous sommes donc fils de Dieu, nous devons aimer comme Dieu aime. Si nous avons la vie de Dieu dans nos âmes, si nous sommes participants de la nature divine, alors notre amour doit transcender l’amour de l’humanité. Et l’élément définitif de cela est le fait d’aimer les ennemis. C’est la seule façon de définir cet amour. Ce n’est pas complexe. L’amour surnaturel transcende l’amour naturel parce qu’il aime les ennemis.
Et nous avons déjà vu les commandements aux versets 27 et 28, ou encore les actions de cet amour. « Aimez vos ennemis. Faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. » Le point commun ici c’est que ce sont tous des ennemis. Ce sont vos ennemis qui vous haïssent, qui vous maudissent et vous maltraitent. Aimez-les. Faites-leur du bien. Bénissez-les. Priez pour eux. Parler de votre amour pour eux revient à parler de votre attitude envers eux. Le bien que vous leur faites parle de vos actions vis-à-vis d’eux. Le fait de les bénir parle de votre langage vis-à-vis d’eux, déclarez la bénédiction dans leurs vies. Et la prière parle de l’appel à Dieu en leur faveur. Et ce sont les actes que nous faisons vis-à-vis de nos ennemis et qui démontrent que nous appartenons à Dieu.
Nous sommes donc, au verset 27, ceux qui écoutent. En d’autres termes, nous sommes ceux qui comprennent, ceux qui peuvent encaisser, ceux qui ont la capacité d’entendre parce que nos oreilles ont été ouvertes par la puissance transformatrice de Dieu. Et donc, l’amour du Royaume a certaines actions. Il aime. Il fait du bien. Il bénit et prie pour les ennemis qui haïssent, maudissent et maltraitent. Ce n’est pas de cette façon que le monde aime.
Non seulement il y a des actions de l’amour, mais il y a aussi des réactions et nous les avons vues aux versets 29 et 30, il y en a quatre. « Si quelqu’un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un te prend ton manteau, ne l’empêche pas de prendre encore ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas tes biens à celui qui les prend. »
En premier, nous avons vu les actes que l’amour initie et maintenant les réactions de l’amour quand le mal est initié. Ceci aussi est transcendant. Les gens du monde ne sont pas ainsi. Ils n’ont pas la capacité d’aimer de cette façon. Ils voient cela comme de la faiblesse. Alors, nous avons vu les actions et les réactions de l’amour.
Voyons maintenant le troisième point sur le petit message de Jésus concernant l’amour du Royaume, le principe de l’amour du Royaume. Voici l’éthique ou encore le principe sous-jacent. Verset 31, nous le connaissons comme la règle d’or : « Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pareillement pour eux. » Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pareillement pour eux.
Franchement, ceci résume toute l’idée de l’amour pour les ennemis. Ne les traitez pas comme ils vous traitent. Le monde fait pareil. Le monde des pécheurs traite les gens selon le traitement qu’il reçoit d’eux. Vous traitez les gens comme vous aimeriez qu’ils vous traitent. Nous supposons qu’ils ne vous traitent pas de cette façon. Ils vous haïssent. Ils vous maudissent. Ils vous maltraitent. Ils vous frappent à la joue. Ils vous prennent des choses, vous les volent, les empruntent. Ils sont déjà vos ennemis. Ils le manifestent dans leur façon de vous traiter. C’est de l’abus, c’est de la maltraitance.
Alors que faites-vous ? Bien, si vous êtes une personne normale, vous leur rendez ce qu’ils vous donnent : la vengeance, la réplique, l’hostilité, la méchanceté. Et Jésus dit que ce n’est pas ce qu’il faut faire. Traitez-les comme vous aimeriez qu’ils vous traitent, même s’ils ne vous traitent pas de cette façon. Voilà le point. Traitez-les comme vous aimeriez qu’ils vous traitent.
Maintenant cette règle d’or est unique aux chrétiens. Je sais que vous entendez que c’est une sorte de loi religieuse universelle mais permettez que je vous le clarifie. Chaque fois que vous trouvez quelque chose comme la règle d’or apparaissant dans une religion ou un système philosophique, elle apparait dans une forme négative. Je veux dire, par exemple, ne traitez pas les gens comme vous n’aimeriez pas être traité. C’est la forme négative. Elle est renversée ou diminuée.
Permettez que je vous fasse des illustrations. Le rabbin Juif le plus célèbre Hillel avait dit : « Ce qui est détestable à vos yeux, ne le faites pas à autrui. » Ce que vous n’aimez pas, ne le faites pas à autrui. Le livre de Tobit dans les apocryphes dit : « Ne faites à personne ce que vous-mêmes vous haïssez. » Les Juifs érudits d’Alexandrie qui avaient traduit la version de la Bible qu’on appelle « la septante » conseillent : « Puisque vous souhaitez qu’aucun malheur ne vous atteigne, mais désirez plutôt être participant à toutes les bonnes choses, mettez donc le même principe en action vis-à-vis de vos sujets et de ceux qui vous offensent. » Ne faites pas le mal pour qu’on ne vous le fasse pas en retour. Ne les blessez pas pour qu’ils ne vous blessent pas. C’est cela l’idée.
Même Confucius a enseigné ce même principe à la forme négative. Confucius enseignait : « Ce que vous ne voulez pas que l’on vous fasse, ne le faites pas aux autres. » Le Roi Nicocles de la Grèce antique avait écrit : « Ne faites pas aux autres les choses qui vous mettent en colère quand vous les subissez. » Le philosophe Grec Épictète disait : « Ce que vous évitez de souffrir, ne l’infligez pas aux autres. » Les Stoïques disent : « Ce que vous ne voulez subir, ne le faites à autrui. »
Et c’est ainsi pour toutes les études que j’ai faites. Dans chaque cas, l’emphase est à la forme négative. Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse parce qu’il y a un principe universel dans la vie. Tout ce que vous faites aux gens, ils vous le feront en retour. L’avez-vous compris ? C’est ainsi que fonctionne le monde. C’est cela la vie humaine. Tout ce que vous leur faites, ils vous le feront aussi. Alors ne faites pas ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse.
Bien, c’est une bien belle pensée. Je ne suis pas contre. Mais elle est très en deçà du standard de Dieu. Toutefois, ces expressions vont aussi loin qu’un pécheur le peut, parce que l’homme pécheur est consumé par l’autoprotection, par l’amour de soi. Je ne veux faire de mal à personne parce qu’il pourrait aussi me faire du mal. Ce n’est pas là une règle d’or, c’est de l’utilitaire, c’est de l’autoprotection. L’amour chrétien est la règle positive qui dit : « Vous pourriez me faire du mal mais je ne vais pas vous le rendre. Je vais vous aimer de la même manière que je voudrais que vous m’aimiez. » Ceci est quelque chose d’unique.
Vous voyez, l’égoïsme agit pour prévenir sa propre souffrance. L’égoïsme agit pour assurer son bonheur personnel. Mais ce n’est pas cela l’amour du Royaume. La version négative du monde de ce principe est l’éthique humaine suprême. Et si vous me faites du mal, je vous ferai du mal. Et c’est la noble vertu de la vengeance. Mais ce que notre Seigneur dit c’est « quand ils vous maltraitent, quand ils vous haïssent, quand ils abusent de vous, quand ils vous frappent, quand ils vous prennent vos biens, ne leur rendez pas ce qu’ils vous font, rendez-leur ce que vous auriez souhaité qu’ils vous fassent. » Et savez-vous quoi ? Si vous le faites aussi souvent, ils finiront par le faire et je vais vous le montrer dans le texte.
Voici le principe qui sous-tend le commandement. Vous ne les traitez pas comme ils vous traitent. Vous ne les traitez pas négativement pour les empêcher de vous faire du mal, mais vous les traitez positivement, comme vous aimeriez qu’ils vous traitent. Peu importe ce qu’ils vous font, vous ne considérez pas la vengeance, vous ne considérez pas la réplique comme un droit personnel parce que vous démontrez un amour transcendant. C’est cet amour que Dieu aime. Dieu aime Ses ennemis. Et ce n’est qu’en dernier ressort qu’Il exécute Sa vengeance juste et divine. Entre temps, Il aime avec compassion, avertissement, bonté et invitation.
Maintenant, regardons plus en profondeur. Nous avons vu les actions, les réactions, le principe. Quatrièmement, voyons l’essence de cet amour du Royaume. Nous allons avoir ici une définition par contraste. Versets 32 à 34 : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi en font autant. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir l’équivalent. »
Maintenant, il y a un certain nombre de choses clés ici que j’aimerais que vous remarquiez. Premièrement le mot « pécheur ». Péc technique pour désigner un non croyant. C’est un terme technique pour désigner quelqu’un qui n’est pas dans le Royaume, hamartōlos. C’est un mot qui fait référence au méchant. Il peut référer au méchant en général. Quand Paul dit : « Je suis le premier des pécheurs », il utilise le terme pour définir tous les pécheurs. Ce terme peut aussi s’utiliser pour parler de ceux qui sont particulièrement et foncièrement méchants. Mais il revient autant dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau Testament pour définir ceux qui ne sont pas dans le Royaume, ceux qui ne sont pas sauvés, ceux qui ne sont pas régénérés, ceux qui n’appartiennent pas à Dieu.
Maintenant, les pécheurs ont un certain amour et il est exposé ici. Les pécheurs, verset 32, aiment ceux qui les aiment. Les pécheurs, verset 33, font du bien à ceux qui leur font du bien. Les pécheurs, verset 34, prêtent aux pécheurs afin de recevoir en retour la même chose – pas le même montant, c’est ajouté dans certaines versions, je ne sais pas pourquoi ils l’ont ajouté - mais ils prêtent afin qu’ils puissent recevoir en retour. Les pécheurs ont un amour réciproque. Ils aiment ceux qui les aiment. Ils font du bien à ceux qui leur font du bien. Ils prêtent à ceux qui peuvent leur prêter. Ils ne vont jamais au-delà. Ils ne vont jamais au-delà de donner en retour exactement ce qu’ils reçoivent.
Mais le type d’amour dont nous parlons est différent. En fait : « Si vous aimez… » verset 32 « … ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? » C’est de cette façon que les pécheurs aiment. Et « Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on ? Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? » Quel gré, c’est quel charis, c’est le terme utilisé pour grâce. Quelle faveur cela vous apporte-t-il ? Quelle grâce démontrez-vous quand vous aimez comme les pécheurs ? Comment cela attire-t-il une quelconque faveur sur vous ? Comment cela peut-il convaincre que vous appartenez à Dieu, que vous êtes du Royaume, que vous avez été régénéré et transformé, que vous êtes une nouvelle créature ? Cela ne convaincra personne. Voilà comment les pécheurs aiment.
Aimer comme les pécheurs aiment ne témoigne pas de l’évangile. En passant, nous parlons ici d’un amour selon l’évangile, d’aimer les gens d’une façon qui pose la fondation pour rendre le témoignage de l’évangile crédible. Vous dites que vous êtes transformé. Je le vois si je ne peux jamais expérimenter le type d’amour que vous avez. Je ne le vois pas. Ce n’est pas normal. Non ! C’est surnaturel ! « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs, » Romains 5:5. Jean 13 :34-35 « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. »
Il utilise trois illustrations. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quoi donc ? Matthieu 5 demande : « Quelle récompense aurez-vous ? Même les collecteurs d’impôts le font. » Et ils étaient les moindres des gens, de toute évidence, sur l’échelle des ignobles. Ils étaient en bas. Ils étaient la crasse de la société. C’était ceux qui manquaient le plus d’éthique en Israël ils achetaient la franchise fiscale romaine et extorquait les impôts aux Juifs en faveur d’une nation païenne, idolâtre, oppressante, asservissante et conquérante. Un collecteur d’impôts était ignoble, un traitre. Même eux fonctionnaient selon cette éthique. Ils aimaient ceux qui les aimaient. Alors quelle grâce est-ce ? Quelle faveur est-ce? Les pécheurs font cela, les collecteurs d’impôts.
Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien – deuxième illustration – c’est une relation intéressée. Tout le monde le fait. Votre bonté est limitée à celle d’autrui. Et quand quelqu’un fait le mal, vous n’avez pas à répondre par le bien, vous pouvez rendre le mal et tirer votre vengeance et causer votre chaos. Quel gré vous saura-t-on ? Aucun, absolument aucun. Les pécheurs le font aussi.
Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quelle faveur est-ce ? Que signifie cela ? Ce n’est pas – voilà pourquoi j’ai dit que je ne sais pas pourquoi certains textes ont le mot « montant » ici. Il ne parle pas de prêter à quelqu’un qui ne vous remboursera jamais. Il parle de prêter à quelqu’un dans l’intention de mettre la personne dans l’obligation de vous prêter aussi quand vous serez dans le besoin. En d’autres termes, le pécheur prête pour obliger. « Bien sûr, je serais heureux de vous le donner. Mais souvenez-vous seulement que je vous l’ai donné quand vous en aviez besoin et il pourrait arriver un moment où je reviendrai. »
De sorte que même son prêt, n’est pas fait avec l’idée que la personne vous remboursera, c’est un don. Tout le monde doit rembourser sa dette. Même Romains 13 dit : « Ne devez rien à personne. Payez vos dettes. » Mais l’idée ici est de prêter pour contraindre. Vous aimez parce que vous êtes aimé. Vous faites du bien parce qu’on vous fait du bien. Et vous prêtez parce que vous voulez obliger la personne à vous donner l’argent lorsque vous serez dans le besoin. C’est entièrement intéressé, pour se sentir bien. Ce n’est absolument pas l’amour du Royaume. Et si vous aimez de cette façon, Il demande quelle faveur cela procure. Quel témoignage cela rend-il de la puissance de Dieu dans votre vie ?
Et cela nous amène, cinquièmement, aux avantages de l’amour du Royaume. Souvenez-vous que nous parlons ici de l’amour évangélique et les avantages sont donc évangéliques. Et le verset 35 reprend ce commandement : « Mais aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez ... » les mêmes choses qu’Il mentionne aux versets 32, 33 et 34. Il les reprend. Ok, vous avez vu que vous devez aimer vos ennemis, vous devez faire du bien et prêter mais « … sans rien espérer en retour. »
Vous n’attendez pas de recevoir l’amour de votre ennemi, vous n’attendez pas du bien de votre ennemi et vous ne vous attendez pas non plus à ce que votre ennemi vous fasse un prêt. Vous ne devez rien attendre en retour. Vous les traitez simplement comme vous aimeriez être traité et vous n’avez besoin de rien avoir en retour.
Ceci n’est pas naturel. Ce n’est pas normal, ce n’est pas humain. Mais si vous le faites, le verset 35 dit que « Votre récompense sera grande. » Qu’est-ce que c’est ? Est-ce votre récompense éternelle ? Non ! Il mentionne la récompense éternelle au verset 23. La récompense que nous recevrons au ciel pour avoir enduré la persécution – il y aura une récompense céleste. Mais ceci c’est dans le monde des humains. Vous manifestez aux pécheurs un amour auquel ils ne sont pas habitués. Vous aimez ceux qui ne vous aiment pas. Vous aimez ceux qui ne vous font pas du bien. Vous aimez ceux qui ne vous prêtent pas et vous n’attendez pas d’amour, pas de bonté, pas de prêt en retour. Ceci est un amour inconditionnel, désintéressé, transcendant. Vous les aimez juste comme ils devraient vous aimer, même s’ils ne vous aiment pas. Vous leur montrez un amour qu’ils ne peuvent expérimenter, qui n’appartient pas à leur monde et votre récompense sera grande.
Quelle sera votre récompense ? Suivez au verset 35 : « Et vous serez fils du Très-Haut, » Que voulez-vous dire ? Eh bien, les gens concluront que vous êtes fils de Dieu. Vous le serez manifestement à leurs yeux. Il ne parle pas de ce que Dieu vous donnera. Il parle de ce que penseront les hommes. Ils diront : « Il ressemble beaucoup à Dieu. » Pourquoi ? « Car Il est bon pour les ingrats et pour les méchants. »
La bonté de Dieu, la grâce de Dieu, le pardon de Dieu, la miséricorde, la tendresse, la compassion de Dieu se voient dans tout l’Ancien Testament. Vous vivez ainsi, les Juifs qui connaissent l’Ancien Testament sauront que vous manifestez le type d’amour qui était connu de Dieu. Dieu est bon, même pour les ingrats et les méchants. Comme je l’ai dit plus tôt, c’est la seule catégorie de personnes qui existe. Nous sommes tous dans la catégorie des ingrats, Romains 1 :24. Nous sommes tous dans la catégorie des méchants, Romains 3 :10 et la suite. Nous sommes tous méchants. Nous sommes tous ingrats. Nous sommes les seuls qui devons être aimés et Dieu nous aime et Il est bon. Encore, c’est la bonté de la compassion. C’est la bonté de l’avertissement. C’est la bonté de l’invitation. C’est la bonté de la bienveillance. Et quand vous le ferez, les gens établiront une connexion avec, par exemple, Éphésiens 5:1: « Marchez dans l’amour, de même que le Christ nous a aimés et S’est livré Lui-même à Dieu pour nous. »
Alors voici comment nous manifestons notre filiation. Non, Il ne parle plus de la bénédiction divine et éternelle, ce qui serai vrai, toutefois, pour que vous puissiez vivre de cette façon en guise d’acte d’obéissance. Si vous vivez de cette façon, vous serez récompensé dans l’éternité. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. Et vous allez le voir dans un instant.
Plus loin, au verset 36, Jésus ajoutait : « Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. » Ce que vous essayez de faire, selon les termes de Paul, c’est agrémenter la doctrine de Dieu. Ce que vous essayez de faire c’est manifester votre filiation, démontrer que la vie de Dieu est dans votre âme, que la nature divine se trouve en vous, que l’Esprit de Dieu demeure en vous, que vous êtes surnaturel dans votre capacité à aimer. Et les gens diront : « Il est un fils du Très-Haut »
Le « Très-Haut » en passant, nous avons déjà discuté de ce titre de Dieu. C’est l’équivalent du Nouveau Testament pour El Elyon, le Dieu Très-Haut, utilisé plusieurs fois. Tout d’abord dans Genèse 14, il est utilisé quatre fois et ensuite El Elyon est partout dans l’Ancien Testament et se réfère à Dieu comme le souverain. Le « Très-Haut » signifie « Tu es le dominateur souverain. Tu es l’ultime ». Ici dans le Grec, hupsistos est « dominateur souverain, ultime, suprême. » Il ne renvoie à personne d’autre qu’à Dieu Lui-même. Et en passant, Christ est appelé « Fils du Très-Haut » dans Luc 1 :32 et 1 :76 et c’est là que nous avons vu le terme plus en détail.
Alors, de la même manière que Christ a manifesté qu’Il était le Fils de Dieu en aimant Ses ennemis, ainsi pouvez-vous, vous aussi, manifester que vous êtes un enfant de Dieu – pas Dieu incarné comme le Christ, mais un enfant de Dieu tout de même – qui aime comme Dieu aime.
Dieu est bon et miséricordieux, bon au verset 35, miséricordieux au verset 36. L’un est positif. Bon est positif. Miséricordieux est négatif. Bon signifie : « Je vous donne ce que vous ne méritez pas. » Miséricordieux signifie « Je retiens ce que vous faites ». L’amour actif de Dieu est bon. Il fait lever Son soleil sur les justes et sur les injustes. Il fait tomber la pluie sur eux. C’est cela la bonté. Il est bon envers eux avec Sa compassion, Sa bonté, Sa patience, Sa longanimité, Ses invitations. Et il y a une forme passive de la bonté. Il est passif dans le sens de Sa miséricorde. Il retarde le jugement. Il retarde la condamnation. Il retarde la damnation.
Comme nous le disons déjà, en ligne avec le désastre du 11 septembre, 6 000 personnes environ tuées en un seul jour est d’abord une démonstration de la bonté de Dieu. Tous les pécheurs méritent de mourir. Seulement certains meurent, le reste vit. La véritable question n’est pas de savoir pourquoi ces personnes sont mortes, mais de savoir pourquoi y en a-t-il qui vivent ? La vraie question n’est pas de savoir pourquoi les mauvaises choses arrivent aux bonnes personnes mais de savoir pourquoi le bien arrive aux méchants ? Parce qu’il n’existe pas de bonnes personnes.
Les bonnes choses arrivent toujours aux personnes mauvaises parce que Dieu est positivement bon et miséricordieux. Il donne et il retient. Il donne la bonté et la bénédiction et retient le jugement à cause de Son cœur compatissant. Et vous le voyez, même l’Ancien Testament, Exode 34, Dieu est miséricordieux, il fait grâce à des milliers. Il est compatissant. Il est bon. Le prophète Joël en parle. Le prophète Jonas avait vu la bonté et la miséricorde de Dieu pour Ninive et il en a été irrité. Dieu a pitié des pécheurs. Il a mal pour eux. Il est bon, miséricordieux envers eux.
Alors quand vous êtes bon, positif envers vos ennemis et miséricordieux, retardant le jugement, vous êtes comme Dieu. Vous êtes, par conséquent, manifestement des fils du Très Haut. Vous donnez incontestablement des preuves que Dieu est votre Père. Alors, jusqu’au dernier jour lorsque le jugement de Dieu frappera tout le monde, Dieu Lui-même est bon et miséricordieux. C’est Sa nature et si vous portez Sa nature et Son nom, voilà comment vous devez être aussi.
Maintenant, Il clôture aux versets 37 et 38 avec 4 commandements qui conduisent à l’objectif de l’amour du Royaume, l’objectif de l’amour du Royaume. Personne ne sera sauvé pour avoir été aimé mais une plateforme sera créée sur laquelle une relation peut exister pour rendre l’évangile crédible. Remarquez comment cela se dévoile.
Quatre commandements qui deviennent l’objectifs. « Ne jugez pas et vous ne serez point jugés. » L’objectif ici est de ne point être jugé. « Ne condamnez pas et vous ne serez point condamné. Absolvez et vous serez absous. Donnez et l’on vous donnera. » Nous allons nous arrêter à ce niveau.
Quatre choses simples. Ne jugez pas. Ne condamnez pas. Elles sont à la forme négative. Formes positives, pardonnez et donnez. À qui ? À vos ennemis, à vos ennemis, aux ennemis de l’évangile, aux ennemis de la croix, aux ennemis de Christ. Ne les jugez pas. Vous dites : « Mais, une minute. Seriez-vous en train de dire que nous ne devons pas les évaluer? » Non ! Vous devriez le faire. Dans ce même passage aux versets 42 à 45, nous allons le voir. Nous pouvons évaluer leur condition spirituelle. Ceci n’interdit pas la loi, le gouvernement, la justice, le tribunal. Ceci n’interdit pas le discernement, la conviction, la bonne évaluation d’une personne et la confrontation de leur péché. Cela ne l’interdit pas. Ce qui est interdit c’est une hostilité rude, dure, critique et sans compassion vis-à-vis des ennemis.
Nous y avons déjà fait allusion au verset 28 qui dit : « Bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. » Voilà l’idée. Ne devenez pas leur juge. Ne déclarez pas le jugement sur eux. Dites des bénédictions pour leurs vies. Ne prononcez pas des sentences sur eux. Aimez-les avec miséricorde. Aimez-les avec bonté.
Et la récompense pour cela ? Ils ne vous jugeront pas parce que les pécheurs vous donneront ce que vous leur donnez, et si vous ne les jugez pas, si vous n’êtes pas rude, froid et si vous ne les condamnez pas, ils le verront et vous traiteront pareillement parce que c’est ce que font les pécheurs. Ils aiment ceux qu’ils aiment parce qu’ils sont aimés d’eux. Ils font du bien à ceux qui leur font du bien. Ils prêtent à ceux qui leur prêtent. Voilà comment le monde fonctionne.
Alors, si pendant que vous êtes persécutés, maltraités, haïs et maudits vous ne vous érigez pas en juges contre eux, mais si vous les aimez avec bonté, miséricorde, compassion, bienveillance et invitation comme Dieu aime les pécheurs, alors ils ne vous jugeront pas. Ils se soulageront sur vous. Vous ne voulez rien faire qui fermera la porte de l’évangélisation.
Ensuite, Il va un pas plus loin, en fait c’est un synonyme, « ne condamnez pas les autres. » Ce sera la dernière phrase. Vous n’avez pas le droit d’arranger leur condamnation, d’établir leur condamnation. Ne vous mettez pas à la position de juge. Ne vous mettez pas à la position de bourreau. C’est une chose qui peut arriver. Il peut certainement arriver que dans notre pays où les chrétiens sentent que notre pays connait un déclin moral, tout à coup, nous identifions les gens qui sont à la tête de cette parade comme ennemis et nous déclarons et pontifions la condamnation sur leurs têtes.
Ce sont des pécheurs qui font ce qu’ils font parce que c’est tout ce qu’ils ont à faire. C’est la raison pour laquelle Tite nous rappelle et c’est un rappel très important : « Car nous aussi, nous étions autrefois insensés, désobéissants, égarés, asservis à toute espèce de désirs et de passions, vivant dans la méchanceté et dans l’envie, odieux et nous haïssant les uns les autres. Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur, et Son amour pour les hommes, ont été manifestés, Il nous a sauvés. »
Ils ne font qu’agir comme des personnes qui ne sont pas sauvées. Vous n’avez pas besoin d’être leur juge et leur bourreau. Vous devez les aimer. Ils ont besoin de votre bienveillance et de votre miséricorde, sans considération de leur hostilité. Quand vous ne les jugez ni ne les condamnez, ils ne vous jugent ni ne vous condamnent non plus. Il dit : « C’est la réciprocité. C’est ainsi que fonctionnent les hommes. Vous pouvez éventuellement attendrir leur hostilité.
Et sur l’aspect positif, verset 37, Il dit : « Pardonnez-leur, pardonnez-leur. » C’est divin, n’est-ce pas ? On n’est jamais plus comme Dieu que lorsque l’on pardonne à une personne. Voilà ce qu’Il fait. Pardonnez. Ne gardez pas rancune. N’entretenez pas d’amertume. Si vous êtes miséricordieux comme Dieu, bon comme Dieu, compatissant, doux de cœur, si vous pardonnez, vous êtes manifestement comme Dieu. Vous êtes un enfant de Dieu. Vous êtes différent. Eux ne le comprennent pas. Vous ne vous asseyez pas pour les juger. Vous ne les condamnez pas. Vous leur pardonnez.
Comme Jésus dit, « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Comme Etienne, « Seigneur, ne les charge pas de ce péché ! » Comme Steve Saint qui a accepté le meurtrier de son père dans sa famille afin qu’il occupe la place de son père comme grand père de ses enfants. Voilà l’amour du Royaume.
Et au verset 38, Jésus dit : « Donnez, » et savez-vous ce qui se passera ? Quand vous donnez encore et encore et encore et encore, il vous sera donné. Il vous sera donné. Parce que c’est ainsi que sont les hommes. Quand vous donnez avec une grâce commune, vous donnez avec miséricorde, vous donnez avec bonté aux pécheurs, certes Dieu vous bénira, mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Regardez ceci, une bonne mesure. « … et l’on vous donnera : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde. »
Et ce “on” est le principe interprétatif de toute la section, “on”. Il s’agit de ceux à qui vous faites ces choses. Ils vous le feront en retour. Si vous ne les jugez pas, ils ne vous jugeront pas. Si vous ne les condamnez pas, ils ne vous condamneront pas non plus. Si vous leur donnez, ils auront tendance à vous donner. Le monde fonctionne ainsi. C’est la manière ordinaire humaine d’aimer. Mais pour nous, nous devons commencer par aimer ceux qui nous haïssent pour qu’ils soient transformés en ceci.
Si vous êtes miséricordieux et bon, si vous ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne jugez pas, si vous êtes généreux, si vous donnez aux pécheurs, ne gardez pas rancune alors ils vous rendront la pareille parce que c’est de cette façon qu’ils fonctionnent. Et ce qu’il leur sera difficile de comprendre c’est « Comment peut-il ou comment peut-elle me traiter ainsi après l’avoir traité comme je l’ai fait ? » Ils verront vos bonnes œuvres et glorifieront qui ? Votre Père qui est dans les cieux, Matthieu 5 :16.
Et ce sera généreux. Regardez le verset 38 : « On versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde. » C’est une image très vivide. Les écrits de Jérémie sur l’histoire de Jérusalem portent un petit paragraphe qui explique ceci. « La mesure de maïs est un processus qui se fait suivant un modèle établi en Israël. Le vendeur s’accroupit sur le sol et met ses jambes autour d’un énorme panier.
« Tout d’abord, il remplit la mesure aux trois quarts, ensuite il secoue le panier en le tournoyant pour que les graines s’empilent, s’empilent, s’empilent et s’empilent. » Vous savez à quel point cela est important. C’est comme lorsque vous rentrez à la maison avec des cookies, le paquet en est plein mais lorsque vous arrivez à la maison, les cookies sont au fond et le reste n’est que l’air. C’est pour empêcher cela.
« Une fois le mouvement de rotation fait avec le panier rempli aux trois quarts, les graines s’empilent et s’empilent et toutes les petites graines trouvent l’espace et l’occupent, remplissent le vide et c’est solidement empaqueté, ensuite, il remplit le reste jusqu’aux bords. Une fois que c’est rempli à ras, on secoue encore une fois, encore une fois. Ensuite, il presse le maïs avec ses deux mains, en pressant encore et encore et encore vers le bas. Pour finir il ajoute pour former un cône avec un point au milieu, » écrit Jérémie « il tape soigneusement pour presser les graines ensemble. De temps en temps il fait un trou au sommet et en ajoute, encore et encore et encore jusqu’au point où les graines ne tombent plus. Voilà une mesure pleine. »
Et Jésus dit : Si vous aimez les gens de cette manière, ils vous aimeront en retour de cette manière. » Vous pouvez effectivement être aimé des pécheurs. Les chrétiens ont besoin d’une bonne dose de ceci, n’est-ce pas ? Nous vivons une époque où les chrétiens font du champ de mission des ennemis. N’aimeriez-vous pas que les pécheurs le fassent ? Aimez-les. Aimez vos persécuteurs. Aimez les pécheurs et ils vous aimeront comme vous les aimez. C’est de cette façon que les pécheurs aiment. Ils aiment ceux qui les aiment. C’est ainsi qu’ils fonctionnent. Le problème c’est que c’est tout ce dont ils sont capables. Mais vous, vous pouvez aimer vos ennemis et profiter.
Et quel est l’objectif ? L’objectif est de parvenir à ce que les pécheurs ne vous jugent pas, ne vous condamnent pas, vous pardonnent quand vous les offensez, et qu’ils soient généreux envers vous. Si c’est le cas, ce sera une indication qu’ils vous ont accepté et vous avez maintenant l’opportunité de leur proclamer – quoi ? - l’évangile.
Alors, profitez des limites des pécheurs. Ils ne peuvent pas aimer leurs ennemis mais vous, vous le pouvez. Ils aiment ceux qui les aiment, donnent à ceux qui leur donnent et ils font du bien à ceux qui leur font du bien. Faites-le quand ils sont ennemis et vous aurez un témoignage que vous n’êtes pas comme eux, mais comme Dieu qui aime Ses ennemis avec compassion, bonté, miséricorde et les invite ; et cela devient la base de votre témoignage. Voici ce qui fait la marque d’un vrai disciple.
Notre Père, nous Te remercions pour la nature pratique de cette parole pour nous. Nous Te remercions pour l’anticipation que nous pouvons aimer nos ennemis et valider notre citoyenneté et ensuite les inviter à atteindre leur meilleur, leur hauteur et leur permettre de voir la différence que Tu as produite dans nos vies. Donne-nous cette plénitude de l’amour du Royaume. Que les gens voient cet amour et reconnaissent qu’il n’émane que de Toi, qu’il produise l’évidence de la transformation qui a été faite dans nos cœurs par Christ. Nous demandons ces choses pour Sa gloire. Amen !
FIN
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